Archives par Catégorie :

Place au Vélo Nos activités Nos animations Evènements page Actualité Nos demandes
 

Un pôle d’échanges pour les voitures au cœur du centre ville
Date ::: 30/09/2019

C’est la grande nouveauté de l’été en plein centre d’Angers : le bel espace de détente ouvert le long de la Maine, entre Promenade Jean Turc et place Molière, sert de pôle d’échanges pour les voitures entre la route départementale de la voie des berges (55000 véhicules par jour) et les voiries de surface. On compte pas moins de six accès pour les voitures (dont un à deux voies) sur cette longue esplanade conçue pour rapprocher les habitants de la rivière. En contradiction totale avec les orientations du Plan local d’urbanisme, qui affiche la volonté de réduire l’accès automobile au centre ville.
Dès l’inauguration fin juin, les services de la Ville ont dû faire ce qui s’imposait : bloquer la circulation sur l’axe central, parallèle à la Maine, où on n’aurait jamais dû accepter les voitures. Cette voie apparaît d’ailleurs sur le Plan vélo de la Ville parmi les « voies cyclables de loisirs et touristiques ».
Ce blocage a été levé dès le 2 septembre, pour que les voitures libèrent la voie le long du lycée du Sacré-Cœur, conçue en priorité pour les cars scolaires et les bus. Mais l’axe central est à nouveau fermé chaque fois qu’un week-end ensoleillé ou un événement festif amène la foule. Et quand il reste ouvert, de très gros ralentisseurs empêchent toute prise de vitesse sur cette ligne droite que les piétons traversent évidemment un peu partout. Une manière de résoudre au coup par coup les problèmes nés d’une mauvaise conception.
Pas étonnant dès lors que rien n’ait été prévu pour accueillir le vélo, ce qu’on avait pourtant instamment demandé quand on avait découvert fin 2018 qu’une circulation sur quatre voies avait été tracée dans l’axe du pont de Verdun et de la rue Baudrière.  Réduite à trois voies depuis, ce qui évidemment ne résout pas tout. Aujourd’hui, le cycliste venant de la Doutre cherchera en vain les itinéraires ou le balisage permettant de s’y retrouver, et d’être bien repéré par les automobilistes. Seuls les habitués ou les audacieux s’y sentent à peu près à l’aise, et encore.
La passerelle du tram est accessible au vélo pour traverser la rivière. Mais pour l’atteindre, le cycliste venant de la rue Boisnet ou de la rue Plantagenêt doit chercher son chemin où il peut, en évitant si possible les voitures qui lui arrivent de face en sortant de la voie des berges.
Seul aspect positif dans cet improbable mélange : l’absence – pour l’instant en tout cas - de feux de signalisation, qui amène l’automobiliste à être attentif à tout ce qui se passe autour de lui, et donc à rouler lentement.
On espère bien sûr voir évoluer les aménagements d’ici l’arrivée du tramway, dans un esprit de partage de l’espace public donnant systématiquement la priorité au plus faible : le piéton d’abord, puis le cycliste, la voiture ne devant arriver qu’en tout dernier

Octobre 2019


Découvrons l'agglo à vélo !
Date ::: 19/08/2019

Voici tous les liens vers les plans des balades du printemps 2019 :

- en avril à Trélazé et Saint Barthélémy

- en mai des prairies de la Baumette aux hauts de Bouchemaine et retour par le lac de Maine

- en juin du lac de Maine au quartier Molière puis Avrillé et retour par la voie verte

Tramway : toujours des blocages après trois ans de discussions
Date ::: 24/05/2019

Les travaux du tramway avancent, la boucle des rails autour du centre ville est maintenant bien visible. Et c’est étrange de voir à quel point l’un des points du Plan vélo adopté le 25 mars dernier par le conseil municipal reste totalement ignoré : la prise en compte des cyclistes dans les travaux sur la voie publique.  On essaye de passer comme on peut entre les pare-chocs des voitures et les grosses balises rouges et blanches de chantier, et la tentation du trottoir est souvent plus forte que tout.
Mais ce sont surtout les aménagements cyclables pérennes le long de la ligne en construction qui font l’objet de notre insistance auprès de la Mission tramway. Avec des satisfactions et des déceptions.

Pas de voie verte piétons-vélos en ville

Côté satisfaction, on a réussi à convaincre que la voie verte n’est pas l’aménagement le plus adapté en zone dense, lorsqu’il y a beaucoup de promeneurs et des cyclistes qui ne passent pas là pour se promener : on a ainsi obtenu l’an dernier qu’il y aurait bien séparation des flux vélos et piétons sur l’avenue du Bon Pasteur, le long du Parc Balzac. Et nous avons obtenu cette année qu’il n’y aurait pas non plus de voie verte le long de la cale de la Savatte, devant le théâtre Le Quai, comme prévu initialement.

Le carrefour Pasteur-Montaigne

C’est la grosse déception par contre sur l’axe Pierre Lise Montaigne (à l’intersection avec l’avenue Pasteur) où nous bataillons depuis trois ans pour avoir des espaces cyclables que l’on nous refuse, le vélo servant clairement de variable d’ajustement dans un espace contraint : le projet prévoit toujours à cet endroit un simple marquage vélo au sol sur la voie voitures, dans un trafic automobile très intense. Si rien ne change avant les travaux, ce sera le stress au guidon garanti sur une centaine de mètres des deux côtés, en particulier dans le sens de la montée. Nous avions suggéré de supprimer la voie de tourne à gauche pour les véhicules venant de l’avenue Montaigne, ce qui aurait permis de gagner en largeur l’équivalent de deux bandes cyclables. Cette proposition a été rejetée.

Autres déceptions

La voie de bus du bas du Bd Ayrault, en direction du pont de Haute Chaîne, est définitivement calibrée à 3,50m de large, ce qui la rend très inconfortable pour le vélo qui ne pourra pas doubler ni être doublé. Et en haut de la rue d’Alsace, où rien n’avait été prévu en 2011 pour prendre le Bd Foch vers la gauche en direction du Centre de congrès, la Mission tramway n’envisage toujours pas d’itinéraire clair pour les cyclistes, renvoyés sur des solutions de compromis qui risquent de gêner les piétons.
On a vu à Avrillé que lorsque les conditions de circulation à vélo ne sont pas bien anticipées, il est trop tard ensuite pour trouver une solution satisfaisante : dans la rue centrale de la ville limitrophe, où la circulation se fait sur la plateforme du tram, le vélo y a été carrément interdit, suite à des chutes de cyclistes par temps de pluie sur les rails et la bande centrale apportant l’alimentation électrique.
Le long de la ligne B, anticipons avant qu’il ne soit trop tard.

Octobre 2019

Limiter le stationnement pour réduire la circulation motorisée
Date ::: 13/05/2019

L’application du plan vélo d’Angers aurait pu mieux commencer. Quelques jours après le vote par le conseil municipal du plan vélo, la Ville d’Angers rendait publiques les conclusions de ses « assises du stationnement », qui prévoient notamment la création de 300 places supplémentaires de stationnement… pour les voitures. Les membres de Place au vélo qui avaient participé aux ateliers de ces assises ont pourtant été témoins de nombreuses remarques qui allaient dans le sens d’une dissuasion de l’usage de la voiture pour réduire le problème du stationnement, mais les conclusions de la Ville mettent en avant une offre de stationnement élargie.

Toutes les villes qui ont fait le choix clair du vélo et des modes actifs en général ont été amenées à réduire la place de la voiture. C’est une question d’espace (non extensible) mais pas que : les nuisances de l’automobile affectent fortement les gens qui veulent circuler à pied ou à vélo. La voiture est rapide, encombrante, dangereuse, bruyante, polluante, et donc à l’opposé de tout ce qui engage les responsables politiques locaux à favoriser les modes actifs. Bien des villes ont même commencé par réduire l’impact de l’automobile avant d’organiser autrement l’espace pour vélos et piétons.

A Angers on n’a pas encore compris que le vélo ne peut avancer que si la voiture recule. Après avoir instauré puis maintenu la première heure de stationnement gratuite dans les parkings en ouvrage, puis aménagé un « Cœur de ville » branché en direct sur la voie des berges, la Ville nous annonce quelques centaines de places de stationnement supplémentaires.

Plus on renforce l’offre de stationnement, plus on attire les voitures. Reconnu par la Ville comme dévoreur d’espace public, le stationnement est aussi une clé essentielle dans la maîtrise de la circulation. L’application des 25 mesures du plan vélo d’Angers ne pourra faire l’économie d’une 26e : le recul de la voiture.

Editorial Bicyclettre 77 - Mai 2019

En attendant le baromètre de l'automne 2019, les résultats du baromètre 2017
Date ::: 26/04/2019

1508 réponses valides à l’enquête en ligne portée par la FUB pour établir le premier baromètre des villes cyclables en France. Angers se classe 3ème dans la catégorie des villes de 100 à 200 000 habitants mais avec une note moyennement favorable (3.36/6)  non significativement différente de plusieurs autres villes de la même catégorie et loin derrière Grenoble, championne de cette catégorie. Pour en savoir plus cliquer ici

Les Ponts de Cé ne sont pas montés sur le podium des très nombreuses villes de leur catégorie (moins de 20 000 habitants) mais le nombre de répondants est suffisant pour avoir été analysé : la note est ici aussi juste moyenne (3.12/6) avec les mêmes points faibles qu'à Angers. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Ce baromètre a permis à la FUB d'apporter une très large contribution aux Assises de la mobilité à l'automne. La ministre a confirmé à l'AG de la FUB l'annonce d'un plan vélo sincère, structuré et financé ( https://www.youtube.com/watch?v=MFCZJLIjSxE&t=89s ). Nous espérons que ce dernier volet sera bien présent dans la prochaine loi pour permettre aux collectivités de financer les infrastructures qui manquent pour faire rouler notamment les plus jeunes en sécurité.

Le plan vélo national en attendant le plan vélo d'agglomération
Date ::: 16/03/2019

Le Premier ministre est venu annoncer le plan vélo national le 14 septembre à Angers. Auparavant, il a rencontré des associations locales, devant les locaux de Place au vélo à la Baumette. L’occasion pour nous de lui rappeler l’importance, pour la sécurité, de réseaux cyclables continus et cohérents et de mettre en avant les boîtes à vélo et les vélos-écoles. Un peu plus tard dans les jardins de la Préfecture, Edouard Philippe a annoncé un engagement de l’Etat à hauteur de 50M€ par an pour soutenir des projets d’infrastructures cyclables en co-financement avec les villes souhaitant réduire des coupures urbaines. En tant que nouveau président de l’agence nationale (AFITF) chargée de ventiler les fonds d’Etat alloués aux infrastructures de transport, le maire Christophe Béchu a confirmé son intention d’intégrer le vélo parmi les moyens de transport relevant de cet organisme.

La légende

Paradoxe : l’annonce officielle du plan vélo national s’est faite à Angers, ville où on attend un plan vélo depuis plus de deux ans ! Un plan vélo d’agglomération, comme l’a écrit le magazine d’Angers Loire Métropole en avril dernier, avançant la fin 2018 comme date butoir. On espère que l’annonce nationale va accélérer les décisions qui se font tant attendre au niveau local. Le vélo à Angers est de plus en plus clairement un enjeu d’agglomération, poussé par la croissance du vélo à assistance électrique, alors que les discontinuités sont encore nombreuses, et souvent dissuasives, pour l'usager au quotidien. Nous attendons d’un plan vélo d’agglo non seulement sécurité et confort de circulation, a minima sur la ville centre et sa première couronne, mais aussi un ensemble de services et de dispositions propres à développer une véritable culture vélo dans un espace urbain encore beaucoup trop dominé par la voiture.

Pouvoir garer son vélo à la gare
Date ::: 26/01/2019

C’est l’un des gros sujets de discussion actuels avec la Ville : l’accueil des vélos à la gare n’est pas du tout à la hauteur des besoins. Une réflexion est en cours avec la Région et la SNCF pour faire de la gare   d’Angers un Pôle d’échanges multimodal. A l’heure où beaucoup d’usagers pendulaires adoptent la solution d’un vélo à chaque bout de leur trajet en TER, il nous semble urgent de prévoir dans ce PEM une offre de stationnement sécurisé des vélos dépassant largement la capacité actuelle. Un tel équipement ne permet pas seulement de répondre à la demande non satisfaite du moment : il encourage l’abandon de la voiture pour le trajet domicile travail en faveur de la solution train+vélo.

Le Plan vélo d’agglo voté le 17 juin 2019 par Angers Loire Métropole annonce la création – sans précision d’échéance – d’une maison du vélo à la gare qui devrait en principe répondre à cette attente : « Etudier l’intégration d’une conciergerie vélo dans le projet de la future Maison du Vélo qui sera située au Pôle d’Echange Multimodal de la Gare d’Angers. » Cette Maison du vélo devrait aussi proposer l’accueil des cyclotouristes, un guichet d’informations vélo, un atelier d’auto-réparation, et peut-être le service de prêt Vélocité actuellement installé rue de la Gare.

Octobre 2019

Points noirs
Date ::: 26/01/2019

En tête des points noirs à Angers : le gros rond-point à feux Ramon-Doyenné-Joxé, un chassé-croisé de voitures pressées où on ne voit pas beaucoup de vélos, et ça se comprend. Et dans le prolongement, le boulevard Gaston Ramon qui mène vers le pont Jean Moulin par une deux fois deux voies très chargée, sans bandes cyclables mais avec pas mal de poids lourds.

Autres points noirs toujours non résolus : la liaison des Ponts-de-Cé vers Angers par un très inconfortable toboggan, le retour acrobatique (file de gauche obligée) du Parc-expo en direction d’Angers, les étranglements de chaussée (avec interruption brutale de la voie cyclable) pour protéger les traversées piétons devant certaines écoles.

Enfin résolu avec la création d’un rond-point, le tourne à gauche depuis le Bd de Coubertin par le pont Langlade en direction de l’avenue Montaigne débouche sur… rien. Une fois passée la ligne de chemin de fer, le cycliste se retrouve sur un trottoir, et doit continuer à pied jusqu’aux feux de l’avenue des Deux-Croix.

Les sas vélo encore mal respectés
Date ::: 13/01/2019

Les sas vélo, qui permettent au cycliste de se positionner en tête de la ligne de feux en attendant le passage au vert,  ne sont toujours pas respectés par beaucoup d’automobilistes, qui les ignorent et s’arrêtent dessus. On apprécie de voir de plus en plus de sas à Angers, en espérant que leur multiplication va les imposer dans le paysage urbain, et surtout dans les têtes. Les sas vélo sont là pour améliorer la sécurité des cyclistes en augmentant leur visibilité au moment du passage au vert et en leur permettant de se positionner correctement pour tourner à gauche. L’automobiliste fautif risque une amende de 135€, exactement comme s’il était passé au rouge.