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Tramway : avant qu'il ne soit trop tard
Date ::: 24/05/2019

On approche des moments décisifs dans les travaux d’aménagements. Et c’est étrange de voir à quel point les erreurs faites sur la première ligne de tramway n’ont pas servi à en éviter de nouvelles sur la seconde. Car en dépit de notre insistance, depuis plus de deux ans, à souligner les points de passage difficiles voire impossibles pour le vélo le long de cette ligne B, peu de modifications à envisager ont été adoptées. Rappelons tout de même la plus significative : il y aura bien séparation des flux vélos et piétons sur la piste double sens de l’avenue du Bon Pasteur le long du Parc Balzac.
Tant que l’avancement des travaux n’a pas encore compromis l’avenir, nous continuons à vouloir convaincre nos interlocuteurs qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

Les ratés de la première ligne

Risques de chute sur la partie en mixité à Avrillé
Traversée du bas du Bd Ayrault non prévue (les vélos prennent le passage piétons)
Absence de contresens cyclable dans la rue Thiers (les vélos prennent le trottoir)
Voie de bus trop étroite en montant sur le bas du Bd Ayrault
Absence de liaison rue d’Alsace pour tourner à gauche vers le Bd Foch Ambigüité piétons vélos sur le pont côté gare
Pavés dangereux sur la partie en mixité rue de Létanduère

Les angoisses de la seconde ligne

Le carrefour Pasteur-Montaigne : le tram passerait sur l’axe Pierre Lise Montaigne sans espaces cyclables. Très ennuyeux vu le trafic, la vitesse à 50 km/h, alors que nous sommes en montée vers l’avenue Montaigne. Nous avons fait une ultime proposition, transmise directement au président de l’agglo par lettre recommandée, en lui demandant de respecter la loi sur l’air qui oblige à faire des itinéraires cyclables à chaque réfection de voirie. Notre proposition : trouver les deux largeurs cyclables en supprimant la voie de tourne à gauche (venant de l’avenue Montaigne pour aller vers le Palais de Justice), ce qui répondrait parfaitement aux orientations du PLUi d’Angers (réduire le flux de voitures pénétrant dans le centre-ville, développer vélo et transports en commun). Christophe Béchu nous a répondu en manifestant son intérêt – sans engagement - pour cette proposition, et a demandé qu’elle soit mise à l’étude par la Mission tramway.
D’autres inquiétudes restent encore sans réponse :
- la configuration du carrefour Yolande d’Aragon - Foulques Nera
- le long de la cale de la Savatte un mélange vélos-piétons dans un endroit très fréquenté par les promeneurs
- l’entrée et la sortie du pont des Arts et Métiers
- en bas du Bd Ayrault vers l’hôpital, le vélo dans une voie de bus trop étroite
- plusieurs passages de carrefours non résolus : de la place Mendès-France vers le Bd Joffre, du Bd Foch vers la rue David d’Angers, de la rue d’Alsace vers la place Lorraine
- plusieurs traversées de voies maintenues malgré les risques de chute signalés.

La mauvaise anticipation à Avrillé

Une récente rencontre avec élus et techniciens d’Avrillé nous a convaincus de la nécessité d’anticiper pour éviter l’irréparable à l’occasion de l’installation d’une ligne de tramway. Suite à plusieurs chutes de cyclistes, la Ville d’Avrillé a décidé d’interdire la circulation des vélos sur la portion particulièrement étroite qui traverse le cœur de ville, et où la circulation se fait en mixité sur la plateforme du tram. Au risque de coincer une roue de vélo dans le rail s’ajoute celui de glisser (par temps humide surtout) sur la bande centrale par laquelle se fait l’alimentation électrique en l’absence de caténaires.

Un itinéraire de substitution a été mis en place, mais élus et techniciens reconnaissent eux-mêmes qu’il n’est pas du tout satisfaisant (parcours anguleux, long et très peu lisible). Résultat : beaucoup de cyclistes roulent sur le trottoir, alors que d’autres continuent à rouler sur la plateforme en dépit de l’interdiction officielle. Une question de responsabilité juridique se pose en cas d’accident grave, mais une autre question juridique se pose avec l’exclusion des vélos d’une voie de circulation sans alternative crédible.

Les conditions de circulation des vélos n’avaient pas été bien anticipées au moment de l’aménagement. Et aujourd’hui, alors que le nombre de déplacements à vélo est en augmentation, il est trop tard pour apporter une solution.