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Lettre au préfet
Date ::: 14/09/2020

Objet : Recours gracieux concernant l’obligation du port du masque par les cyclistes

M. le préfet,

Nous avons pris connaissance de vos arrêtés du 10 septembre concernant le port obligatoire du masque sur l’ensemble du territoire des villes d’Angers et Trélazé ainsi que d’autres communes du département.

Nous partageons pleinement le souci de santé publique qui inspire cette décision, et comprenons bien l’intérêt du masque comme des gestes barrières et de la distanciation, nécessaires pour enrayer la propagation du covid-19.

L’association Place au vélo regrette cependant que cet arrêté ne fasse aucune nuance entre les types d’usage de l’espace public, et donc entre les usagers concernés. Ainsi les personnes de 11 ans et plus circulant à vélo sur la voie publique, par la distanciation qu’impose naturellement ce mode de déplacement, ne sauraient être vecteurs de contamination au même titre que des piétons qui se croisent ou se suivent de près sur un trottoir ou une aire piétonne. De plus, l’effort physique qu’entraîne le déplacement à vélo, comme tout effort musculaire, implique une oxygénation renforcée, et donc une ventilation peu compatible avec le port d’un masque, ce que souligne bien l’Organisation mondiale de la santé. Nous vous avions déjà présenté ces deux arguments dans notre courrier du 18 août relatif au port du masque dans le centre ville d’Angers, courrier resté sans réponse.

Nous vous demandons en conséquence de revoir les arrêtés 2020-106 à 2020-110 du 10 septembre, particulièrement contraignants s’ils sont imposés en permanence sur l’ensemble d’un territoire. Une formulation visant « les piétons de 11 ans et plus ainsi que les autres usagers des aires piétonnes » nous semblerait mieux adaptée, et sans doute plus facilement applicable, étant entendu que toute personne se trouvant sur une aire piétonne pourrait être assimilée à la catégorie des piétons, cyclistes compris.

A défaut, une incompréhension risque de s’installer entre les personnes faisant l’effort de se déplacer sans engendrer la moindre pollution et les conducteurs d’engins motorisés autorisés à se déplacer sans masque sur l’espace public. Sans parler des clients des cafés restant longuement assis proches les uns des autres en terrasse, toujours sans masque.

Dans l’attente de votre réponse, et en espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions de trouver ici, M. le préfet, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pour le bureau de Place au vélo,

Françoise Coste

Co-présidente

Le masque en ville : à pied oui, à vélo non
Date ::: 19/08/2020

L’association Place au vélo relève que l’arrêté préfectoral du 13 août, rendant obligatoire le port du masque pour « les personnes de 11 ans et plus » dans le centre ville d’Angers, 
http://www.maine-et-loire.gouv.fr/IMG/pdf/200813_arrete_port_du_masque_cv_angers-2.pdf
ne fait pas mention de cette obligation pour les cyclistes, contrairement au message mis en ligne sur le site de la préfecture, qui extrapole donc le texte officiel.
Cette contradiction nous a amenés à demander ce mardi au préfet de reconsidérer les termes du message mis en avant sur le site, et de s’en tenir au texte de l’arrêté qu’il a lui-même publié, donc sans inclure les cyclistes dans l’obligation du port du masque. A l’appui de notre demande, nous lui avons exposé deux arguments :
- le fait de rouler à vélo répond déjà en soi à l’exigence de distanciation physique, étant entendu que le cycliste met son masque dès qu’il redevient piéton
- l’effort physique avec un masque pose un sérieux problème de ventilation pour monter de nombreuses voies en pente comme la rue Baudrière ou la rue du Mail.
Il serait particulièrement regrettable que la contrainte du masque incite l’usager du vélo à préférer la voiture, source de pollution aggravant les affections respiratoires, dont fait partie la Covid-19.
On note par ailleurs qu'une réglementation plus lisible peut très bien être mise en place : Nancy parle des « piétons de 11 ans et plus », la préfecture de Mayenne accorde une dérogation aux pratiques sportives, Paris fait le distinguo entre cycliste roulant et cycliste à l’arrêt, etc.
Nous souhaitons que toute ambiguïté soit levée au plus tôt, afin que circuler à vélo dans le centre d’Angers ne soit pas considéré comme un obstacle à la santé publique, mais bien un atout !

Réussir le déconfinement à pied et à vélo
Date ::: 21/05/2020

L’espace n’est pas un luxe mais une nécessité en cette période de déconfinement. L’action de Place au vélo ne se limite pas à exiger plus d’espace en ville pour le vélo – geste barrière naturel – mais aussi et surtout pour les piétons qui ont toute légitimité à déborder de certains trottoirs pour respecter les distances de sécurité imposées par la pandémie. Dans ce contexte exceptionnel, l’abus d’occupation de l’espace public par la voiture devient indéfendable.

Rencontre en mairie : de l’information plus que de la concertation

Nous avons été reçus en mairie le 30 avril. On nous a présenté des mesures déjà prêtes à mettre en œuvre les jours suivants, dont beaucoup étaient dans les cartons puisqu’elles nous avaient été annoncées l’an dernier lors de nos réunions régulières avec les équipes techniques. Et rien n’était prévu pour empêcher l’espace public d’être à nouveau envahi par la voiture, ce qui s'est malheureusement vérifié encore plus vite que ce qu’on craignait.

Les deux urgences

Mais surtout, nous avons été étonnés du manque d’ampleur de ce plan de déconfinement pour les déplacements, alors qu’on allait retrouver du monde en ville dans des circonstances très particulières.
Pour nous l’urgence concernait bien sûr l’incitation à prendre le vélo plutôt que la voiture pour tous ceux qui craignent les risques de contamination dans les transports en commun. Mais plus urgent encore était d’assurer la sécurité des piétons en leur offrant un espace suffisant pour répondre aux impératifs de distanciation physique, en particulier dans les rues commerçantes, où les trottoirs sont souvent étroits.

Nous avons donc suggéré – comme nous l’avions déjà fait durant la campagne des municipales – de piétonniser plusieurs rues de l’hyper-centre, ou au moins d’y réduire l’espace de la voiture en faveur des piétons, ce qui nous a été refusé. Pas pour longtemps puisque, réflexion faite, le principe en a été acté dès le lundi 11 : une file de voitures en stationnement était supprimée rue Plantagenêt (entre le carrefour Rameau et la rue Saint-Laud), et rue Voltaire c’était l’une des deux files de circulation qui était neutralisée pour élargir l’espace des piétons.

On nous a présenté les nouveaux aménagements cyclables comme une « accélération » de travaux en faveur du vélo, ce qui n’est vrai que par rapport aux autres travaux (du tramway entre autres) qui eux ont été retardés du fait de la crise sanitaire. On ne s’est pas privés de rappeler à l’adjoint à la voirie que d’autres travaux manquaient un peu d’accélération : les aménagements vélo sur l’espace Poissonnerie/Molière (Cœur de Maine), toujours absents depuis l’ouverture de cet espace l’été dernier, et dont le détail avait été arrêté début décembre.
Cette réunion nous a tout de même permis de nous positionner sur deux objectifs à moyen terme : préparer les itinéraires vélo vers les collèges et les lycées avant la prochaine rentrée scolaire, et proposer une remise en selle à des personnes manquant d’assurance dans la circulation.
Nous continuerons à jouer sur les deux tableaux : pousser au développement d’un réseau cyclable cohérent et confortable, et inciter les gens à prendre le vélo, geste barrière à lui tout seul.

Il faut ré-ouvrir les voies vertes
Date ::: 25/04/2020

M. le maire,

alors que la voie verte Montreuil Juigné - Avrillé - Pont de Segré est restée ouverte, nous attirons votre attention sur le fait que plusieurs itinéraires cyclables dans la ville d’Angers, classés comme voies vertes, se sont retrouvés interdits à toute circulation en vertu de l’arrêté préfectoral du 20 mars ciblant les parcs, jardins et espaces boisés. Couramment utilisés en temps normal par les usagers cyclistes au quotidien, ces itinéraires seraient très utiles aujourd'hui à ceux qui veulent se déplacer à vélo pour des motifs légitimes prévus par la réglementation liée au coronavirus et plus particulièrement ceux de plus en plus nombreux qui travaillent.

Il s’agit des voies suivantes :

- Promenade Jean Turc le long du château (on retrouve des vélos sur la voie des berges !)

- parc Balzac le long de l’avenue du Bon Pasteur (liaison avec Belle-Beille, très inconfortable pour les vélos actuellement avec les travaux du tram),

- le long de la Maine entre Yolande d’Aragon et Bouchemaine (itinéraire Loire à vélo), trajet pour lequel nous avons eu un retour d'une personne travaillant au CHU

- parc de la Garenne (liaison Avrillé-Belle-Beille, voie cyclable entre le Bd Albert Camus et la place de Farcy par le bas de l’étang St Nicolas),

- une partie de la voie verte reliant St Barthélémy à Angers par Espace Anjou.

Nous souhaitons vivement que ces quelques espaces puissent être ré-ouverts à la circulation des vélos, sans attendre pour cela les mesures liées au déconfinement.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à notre demande.

Françoise Coste
Jean-Michel Trotignon
Co-présidents de Place au vélo

Déconfinement : l’opportunité à saisir pour le vélo et la marche
Date ::: 21/04/2020

La mise en œuvre progressive du déconfinement à partir du 11 mai va exiger entre autres le respect des distances physiques entre les personnes comme meilleur moyen de limiter la propagation du virus. Beaucoup de réticences se manifestent déjà vis-à-vis des risques de contamination dans les transports en commun même avec des masques, réticences qui peuvent être importantes de la part des parents lors de la reprise des collèges et lycées.
Par ailleurs les piétons ont pris l’habitude d’occuper la chaussée pour éviter de se croiser de près sur les trottoirs étroits. Et il nous semble important d’élargir l’espace réservé aux piétons en empiétant sur l’espace habituellement occupé par les voitures. Ceci permettra notamment une fréquentation désangoissée des commerces de proximité dans tous les quartiers.
Pour favoriser sans délai vélo et marche à pied en toute sécurité, nous avons adressé un courrier au maire et président de l’agglo lui demandant de saisir l’opportunité de rues presque vides pour l’aménagement de larges espaces cyclables et piétons provisoires sur l’ensemble des axes structurants de la ville. Les accès à vélo aux établissements scolaires, comme au CHU, devant aussi faire l’objet d’une attention particulière. Plusieurs villes, en France et ailleurs, ont déjà commencé à mettre en place de telles surlargeurs cyclables provisoires.
Alors que la ville se trouve réellement apaisée et dépolluée pendant ce confinement, redécouvrir d’autres modes de déplacement pendant la période de transition peut être pour les Angevins le début d’un changement d’habitudes pour répondre à des objectifs de plus long terme.
Nous avons demandé au maire que cette question soit traitée lors du conseil municipal du lundi 27 avril.

pour en savoir plus :https://www.cerema.fr/fr/actualites/amenagements-cyclables-temporaires-confinement-quelles
https://www.banquedesterritoires.fr/le-coronavirus-une-catastrophe-pour-les-transports-urbains-selon-un-expert?pk_campaign=newsletter_quotidienne&pk_kwd=2020-04-17&pk_source=Actualités_Localtis&pk_medium=newsletter_quotidienne

Municipales 2020 : les réponses des candidats
Date ::: 10/03/2020

Suite à l’interpellation de Place au vélo Angers, près de 25 listes candidates dans l’agglomération d’Angers ont répondu aux propositions de notre Manifeste pour une ville apaisée.

Retrouvez nos propositions et les réponses des candidats en ligne

Grâce au soutien de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette), les candidats ont pu faire connaitre leur accord ou désaccord sur ces propositions sur le site Parlons vélo https://municipales2020.parlons-velo.fr

Aujourd’hui des listes d’Angers, d’Avrillé, de Beaucouzé, de Bouchemaine, de Loire-Authion, de Montreuil-Juigné, de Mûrs-Erigné, des Ponts-de-Cé, de Saint-Barthélemy-d’Anjou, de Sainte-Gemmes-sur-Loire et de Trélazé ont répondu à notre manifeste mettant la politique vélo au cœur des préoccupations des Angevins. En témoignent aussi les programmes municipaux proposés et les nombreuses questions sur ce sujet entendues dans les réunions publiques organisées par les candidats.

Les réponses étant désormais en ligne, nous vous laissons vous faire votre propre opinion pour choisir la liste qui vous semblera la mieux à même de faire avancer dans votre commune et dans l’agglomération la cause vélo dans les six prochaines années.

Vous pouvez accéder directement à notre manifeste et aux réponses des listes de la commune d’Angers via le lien : https://municipales2020.parlons-velo.fr/e/17532 et en cliquant sur l’icône pdf figurant à côté de « Réponses déjà enregistrées ».

Grâce à l’onglet « cartes », n’hésitez pas non plus à prendre connaissance des réponses des autres communes de l’agglomération. Certains candidats n’hésitent pas à faire des propositions audacieuses pour faire évoluer les modes de déplacement dans leur commune et au niveau de l’agglomération. D’autres, en particulier des maires sortants, n’ont pas daigné répondre à notre questionnaire et ne méritent peut-être pas notre soutien.

Municipales 2020 : le manifeste de Place au vélo
Date ::: 16/12/2019

Depuis plusieurs semaines un groupe de travail a réfléchi à notre positionnement vis-à-vis des listes candidates dans l’agglomération. Après discussion en conseil d’administration, nous avons élaboré un manifeste qui a été envoyé à la mi-décembre aux listes déjà déclarées. Pour chacune de nos propositions, nous avons préparé un questionnaire qui est en ligne sur le site Parlons vélo : les candidats ont été invités à répondre en ligne depuis le 11 janvier et bien sûr les réponses sont visibles par tous (https://municipales2020.parlons-velo.fr) .

Un pôle d’échanges pour les voitures au cœur du centre ville
Date ::: 30/09/2019

C’est la grande nouveauté de l’été en plein centre d’Angers : le bel espace de détente ouvert le long de la Maine, entre Promenade Jean Turc et place Molière, sert de pôle d’échanges pour les voitures entre la route départementale de la voie des berges (55000 véhicules par jour) et les voiries de surface. On compte pas moins de six accès pour les voitures (dont un à deux voies) sur cette longue esplanade conçue pour rapprocher les habitants de la rivière. En contradiction totale avec les orientations du Plan local d’urbanisme, qui affiche la volonté de réduire l’accès automobile au centre ville.
Dès l’inauguration fin juin, les services de la Ville ont dû faire ce qui s’imposait : bloquer la circulation sur l’axe central, parallèle à la Maine, où on n’aurait jamais dû accepter les voitures. Cette voie apparaît d’ailleurs sur le Plan vélo de la Ville parmi les « voies cyclables de loisirs et touristiques ».
Ce blocage a été levé dès le 2 septembre, pour que les voitures libèrent la voie le long du lycée du Sacré-Cœur, conçue en priorité pour les cars scolaires et les bus. Mais l’axe central est à nouveau fermé chaque fois qu’un week-end ensoleillé ou un événement festif amène la foule. Et quand il reste ouvert, de très gros ralentisseurs empêchent toute prise de vitesse sur cette ligne droite que les piétons traversent évidemment un peu partout. Une manière de résoudre au coup par coup les problèmes nés d’une mauvaise conception.
Pas étonnant dès lors que rien n’ait été prévu pour accueillir le vélo, ce qu’on avait pourtant instamment demandé quand on avait découvert fin 2018 qu’une circulation sur quatre voies avait été tracée dans l’axe du pont de Verdun et de la rue Baudrière.  Réduite à trois voies depuis, ce qui évidemment ne résout pas tout. Aujourd’hui, le cycliste venant de la Doutre cherchera en vain les itinéraires ou le balisage permettant de s’y retrouver, et d’être bien repéré par les automobilistes. Seuls les habitués ou les audacieux s’y sentent à peu près à l’aise, et encore.
La passerelle du tram est accessible au vélo pour traverser la rivière. Mais pour l’atteindre, le cycliste venant de la rue Boisnet ou de la rue Plantagenêt doit chercher son chemin où il peut, en évitant si possible les voitures qui lui arrivent de face en sortant de la voie des berges.
Seul aspect positif dans cet improbable mélange : l’absence – pour l’instant en tout cas - de feux de signalisation, qui amène l’automobiliste à être attentif à tout ce qui se passe autour de lui, et donc à rouler lentement.
On espère bien sûr voir évoluer les aménagements d’ici l’arrivée du tramway, dans un esprit de partage de l’espace public donnant systématiquement la priorité au plus faible : le piéton d’abord, puis le cycliste, la voiture ne devant arriver qu’en tout dernier

Octobre 2019


Tramway : toujours des blocages après trois ans de discussions
Date ::: 24/05/2019

Les travaux du tramway avancent, la boucle des rails autour du centre ville est maintenant bien visible. Et c’est étrange de voir à quel point l’un des points du Plan vélo adopté le 25 mars dernier par le conseil municipal reste totalement ignoré : la prise en compte des cyclistes dans les travaux sur la voie publique.  On essaye de passer comme on peut entre les pare-chocs des voitures et les grosses balises rouges et blanches de chantier, et la tentation du trottoir est souvent plus forte que tout.
Mais ce sont surtout les aménagements cyclables pérennes le long de la ligne en construction qui font l’objet de notre insistance auprès de la Mission tramway. Avec des satisfactions et des déceptions.

Pas de voie verte piétons-vélos en ville

Côté satisfaction, on a réussi à convaincre que la voie verte n’est pas l’aménagement le plus adapté en zone dense, lorsqu’il y a beaucoup de promeneurs et des cyclistes qui ne passent pas là pour se promener : on a ainsi obtenu l’an dernier qu’il y aurait bien séparation des flux vélos et piétons sur l’avenue du Bon Pasteur, le long du Parc Balzac. Et nous avons obtenu cette année qu’il n’y aurait pas non plus de voie verte le long de la cale de la Savatte, devant le théâtre Le Quai, comme prévu initialement.

Le carrefour Pasteur-Montaigne

C’est la grosse déception par contre sur l’axe Pierre Lise Montaigne (à l’intersection avec l’avenue Pasteur) où nous bataillons depuis trois ans pour avoir des espaces cyclables que l’on nous refuse, le vélo servant clairement de variable d’ajustement dans un espace contraint : le projet prévoit toujours à cet endroit un simple marquage vélo au sol sur la voie voitures, dans un trafic automobile très intense. Si rien ne change avant les travaux, ce sera le stress au guidon garanti sur une centaine de mètres des deux côtés, en particulier dans le sens de la montée. Nous avions suggéré de supprimer la voie de tourne à gauche pour les véhicules venant de l’avenue Montaigne, ce qui aurait permis de gagner en largeur l’équivalent de deux bandes cyclables. Cette proposition a été rejetée.

Autres déceptions

La voie de bus du bas du Bd Ayrault, en direction du pont de Haute Chaîne, est définitivement calibrée à 3,50m de large, ce qui la rend très inconfortable pour le vélo qui ne pourra pas doubler ni être doublé. Et en haut de la rue d’Alsace, où rien n’avait été prévu en 2011 pour prendre le Bd Foch vers la gauche en direction du Centre de congrès, la Mission tramway n’envisage toujours pas d’itinéraire clair pour les cyclistes, renvoyés sur des solutions de compromis qui risquent de gêner les piétons.
On a vu à Avrillé que lorsque les conditions de circulation à vélo ne sont pas bien anticipées, il est trop tard ensuite pour trouver une solution satisfaisante : dans la rue centrale de la ville limitrophe, où la circulation se fait sur la plateforme du tram, le vélo y a été carrément interdit, suite à des chutes de cyclistes par temps de pluie sur les rails et la bande centrale apportant l’alimentation électrique.
Le long de la ligne B, anticipons avant qu’il ne soit trop tard.

Octobre 2019