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Mon vélo dans le parking du Ralliement
Date ::: 23/04/2021

La transition écologique arrivera en centre ville avec moins de voitures, plus de rues piétonnes, et des vélos dans le parking du Ralliement.

Va-t-on en finir avec une pression automobile d’un autre âge en plein centre d’Angers ? Le conseil d’agglomération a voté mi-avril (à l’unanimité moins une abstention) un « contrat de transition écologique » de 300M€. Logiquement, ça devrait signer la fin de la queue de voitures encombrant les rues qui convergent vers l’entrée du parking du Ralliement.

Car même si la lutte contre gaspillages et pollutions concerne toute l’agglomération, on peut espérer que la belle vitrine qu’est le centre d’Angers ne va pas rester à la traîne dans le mouvement général. Rendre le sol aux piétons n’est plus un rêve aujourd’hui.

On est pourtant sérieusement à la traîne pour la piétonnisation du centre ville, pratiquement à l’arrêt depuis 40 ans. Au lieu de poursuivre sur la lancée des premières rues débarrassées des voitures, sous le premier mandat de Jean Monnier, on a préféré construire et plus tard agrandir le parking souterrain du Ralliement. Et c’est une réussite, au vu de l’attente à certaines heures devant l’entrée du parking, avec la lente file de voitures qui intoxiquent généreusement le Carrefour Rameau.

Pas de sécurité pour les vélos en surface

Dans le même temps, les piétons n’ont pas trop d’espace sur les trottoirs de la rue Voltaire, l’une des plus actives commercialement. Car l’aspirateur à voitures du Ralliement a besoin de tout un réseau de voies alentour, et pas seulement de la rue Voltaire, pour assurer son remplissage.

Un partage de l’espace à revoir

Il y a une douzaine d’années, la première ligne de tramway a libéré la place du Ralliement de la circulation motorisée. Le réseau complet de tramway qui va drainer tous les grands quartiers périphériques à partir de 2023 va augmenter la fréquentation du centre à pied, et bénéficier à l’activité commerciale. Plutôt que d’attendre les débordements de piétons sur la chaussée, on peut anticiper un autre partage de l’espace.

Le rééquilibrage en faveur des piétons passe nécessairement par une réduction de la circulation sur les voies menant place du Ralliement, en parallèle avec une piétonnisation élargie des rues alentour. On n’imagine pas pouvoir faire l’un sans l’autre.

Moins de voitures convergeant vers le Ralliement, voilà qui va faire de la place dans le parking souterrain, qui pourra alors accueillir des vélos, comme d’autres parkings en ouvrage de la ville. Seulement voilà… entièrement refait et agrandi en 2009, le parking du Ralliement présente l’originalité d’être inaccessible aux vélos (1), malgré nos demandes à l’époque. On peut à la rigueur y descendre avec des freins en bon état, mais la rampe de sortie vers la rue St Maurille est trop raide pour remonter autrement qu’à pied en poussant le vélo à la main, gênant les voitures derrière. Les ascenseurs ? Leur format n’a pas été prévu pour y faire entrer un vélo.

Au Ralliement, des ascenseurs beaucoup trop petits pour descendre un vélo

Un accès vélo par ascenseur ?

Pour éviter des travaux trop lourds sur les rampes d’accès, c’est sans doute avec un autre ascenseur qu’on doit pouvoir ouvrir l’accès aux vélos. Eventuellement un système de rangement automatisé accessible depuis la surface, comme on en voit au Japon ou aux Pays-Bas. Ou un ascenseur long comme celui récemment installé dans un centre commercial de Lille desservant 150 places pour vélos en sous-sol. Les élus d’Angers Loire Métropole nous demandaient récemment si nous préférions envisager du stationnement sécurisé en diffus ou en massif. La réponse s’impose place du Ralliement : stationnement massif au premier niveau du parking souterrain.

150 places pour vélos n’occuperaient pas plus d’espace qu’une vingtaine de voitures. Ce qui devrait intéresser les employés des commerces et des services travaillant dans le centre, mais pas seulement : on connaît les difficultés du stationnement vélo dans l’habitat ancien, et bien des riverains trouveraient là l’endroit où garer leur monture en sécurité. Et pour certains ce serait l’occasion de lâcher la voiture qu’ils ont bien du mal à garer au profit d’un vélo, voire d’un vélo-cargo, de plus en plus apprécié des familles. Et pourquoi pas à assistance électrique avec l’aide de 200€ (400€ pour un vélo-cargo) accordée par Angers Loire Métropole (2). Rendre le stationnement plus confortable qu’à l’extérieur encouragera aussi à venir faire ses courses à vélo, été comme hiver.

70 places sécurisées pour le vélo au parking Les Halles République, et rien au Ralliement

Tout cela sans dommage pour la fréquentation des commerces, bien au contraire (des commerces eux-mêmes en partie livrés par vélo-cargos). Le piéton restera toujours le premier des clients, quel que soit son moyen de déplacement jusqu’au centre, devenu plus respirable. Et tout achat lourd ou encombrant peut faire l’objet d’une livraison. Ce qui suppose évidemment quelques changements d’habitudes.

Notre belle ville d’Angers a tout à y gagner.

Jean-Michel

(1) Alors qu’on peut garer son vélo dans les parkings des Halles, Molière, St Laud ou Bressigny.

(2) Et l’encouragement à lâcher une voiture polluante pour un VAE ou un vélo-cargo qui vient de passer dans la loi Climat et résilience

Rétrospective 2020 des aménagements
Date ::: 21/02/2021

L’année 2020 aura été très particulière pour le vélo. Au centre des discussions lors des élections municipales, parfois interdit pendant le 1er confinement puis mis en avant comme geste barrière au déconfinement avec la création des « coronapistes », son usage a finalement connu une évolution positive. Ce « boom » est d’ailleurs décrit par Weelz qui reprend les chiffres de « Vélo & Territoires » : Quand l'usage vélo fait boom, les chiffres 2020 sur le territoire français ⋆ Weelz.fr
Les cyclistes angevins ont vu apparaître en 2020 plusieurs aménagements cyclables, avec parfois des surprises (bonnes ou mauvaises), avec parfois des livraisons attendues et avec toujours le même besoin : « pour rouler en sécurité, il me faut un bon aménagement ».
Place Au Vélo Angers vous propose dans cet article de faire la rétrospective de 10 aménagements livrés en 2020 en les séparant en deux catégories : les TOP & les BOF.
C’est parti !


TOP 5


TOP n°1 - Le pont de Segré et ses voies vertes
L’ouverture du Pont de Segré a été saluée quasiment à l’unanimité par la cyclosphère angevine. Pris d’assaut chaque week-end par les piétons & les cyclistes en promenade, c’est aussi un parcours vélotaf appréciable qui connecte en sécurité Angers, Avrillé et Montreuil-Juigné. Accessible depuis le Campus et le Parc Saint Serge, la voie verte Saint Serge permet de rejoindre la zone commerciale en sécurité. Il est prévu de connecter les voies vertes existantes à une grande boucle sur l’extérieur de l’île de Saint-Aubin en connectant Ecouflant et Cantenay-Epinard notamment (voir notre Bicyclettre n°80 – « Voies vertes : l’ouverture côté Nord »). Un aménagement considérable et de qualité dont l’affluence est la récompense. Merci !

Cyclistes sur le Pont de Segré (Crédits : PAV)

TOP n°2 – Les panneaux M12
Avrillé et Angers ont déployé un nombre important de panneaux M12 (« Cédez le passage cycliste aux feux ») durant cette année 2020. Nous avions notamment remonté leur absence à la livraison des Boulevard Ayrault, Carnot, Déportation entre autres. Aujourd’hui ils sont plus qu’appréciés, permettant aux cyclistes de prendre un temps d’avance sur les automobilistes et de ne pas couper leur effort, tout en respectant les priorités. Sur Angers, une campagne annuelle d’installation de M12 est réalisée chaque année depuis 2013. L’année 2020 fut un très bon cru !

Panneau M12 Boulevard Saint Michel (Crédits : @Velofackeur)


TOP n°3 – Les continuités cyclables Boulevard du Roi René

Le Boulevard du Roi René dispose de 2 pistes cyclables unidirectionnelles. Celles-ci sont très appréciables, Angers disposant d’un très faible nombre de pistes cyclables (aménagement cyclable séparé physiquement du flux motorisé et non en mixité avec les piétons). Comme un certain nombre de ce type d’aménagement sur l’agglomération, leurs entrées et sorties sont synonymes d’angle droit qui cassent le mouvement et de retour sur la voie motorisée dans les carrefours. Le plan vélo prévoit de travailler sur les continuités cyclables, c’est chose faite sur ce Boulevard avec :
• une continuité cyclable depuis la rue Paul Bert


• un "file tout droit” au croisement de la rue des Lices

Crédits : PAV


• une continuité cyclable dans le carrefour du Roi René

Crédits : @BernadetteCH


Les continuités cyclables dans les carrefours figurent parmi les points noirs. Certaines sont en cours de correction Boulevard Henri Dunant.


TOP n°4 – Pont de la voie verte Angers – Saint Barthélémy
Attendu depuis plus d’un an, le pont au-dessus de la rue de la Paperie à Saint Barthélémy a été livré en 2020. C’était le chaînon manquant pour enfin connecter Angers & Saint-Barthélemy, c’est chose faite. On peut dorénavant circuler entre les 2 villes sans se mélanger aux véhicules. Merci à Jérôme d’avoir pis la pose ! Il reste entre autres à gérer la connexion de cette voie verte à l’Avenue Montaigne, nous y travaillons.

Crédit : PAV


TOP n°5 – Les petits détails qui font tout
Moins visibles mais parfois très ressentis, on pense notamment à l’abaissement du trottoir Place Imbach à l’entrée de la zone piétonne Rue Pocquet de Livonnières, à l’accès de la piste bidirectionnelle du Quai des Carmes depuis la rue Marie Garnier ou encore au début du campus Saint Serge depuis l’IceParc. Ces douceurs de voirie évitent de se casser le dos à chaque montée ou descente et rendent l’expérience cyclable encore plus agréable ! On pense également aux nombreux panneaux de direction apposés le long des voies vertes passant par le pont de Segré ainsi qu’aux potelets verts qui protègent les entrées / sorties depuis le Boulevard Ayrault / Carnot. Merci aux artistes de la voirie !

Trottoir abaissé pour assurer la continuité du Campus avec la voie verte Saint Serge - Crédits : PAV


BOF 5


BOF n°1 – La prise en compte des cyclistes lors de la gestion des travaux

Action 9 de l’Axe 2 du plan vélo angevin, le compte n’y est toujours pas malgré des avancées notables. Nous saluons les bandes cyclables temporaires et les quelques déviations aménagées mais cela ne couvre pas l’ensemble du réseau cyclable touché par les travaux en 2020 et déjà dès 2021. Les exemples ne manquent pas :
• Boulevard Henri Dunant : depuis plusieurs mois, les feux ont été décalés en amont des sas vélos ce qui fait qu’à vélo il est impossible de voir le cycle de feu et d’insérer avant les automobilistes.
• Boulevard des Deux croix / Cussonneau : fermés à plusieurs reprises, aucune alternative cyclable n’a été proposée pour éviter des déviations trop longues qui ne favorisent pas l’usage du vélo.
• Boulevard Allonneau : La bande cyclable à contre sens n’est pas indiquée en amont (interdiction de tourner et panneaux au sol dans les virages), la bande cyclable dans le sens principal est trop souvent jonchée des plots de chantier. Les piétons zigzaguent entre le trottoir, les plots, les voitures, les flaques d’eau.
• Belle-Beille : les remontées ne manquent pas pour ce quartier qui doit accueillir la nouvelle ligne de tramway. On peut citer : la bande sur trottoir temporaire inconfortable au possible pour les cyclistes & les piétons, les voies fermées sans déviation cyclable indiquée, les aménagements qui se terminent sur des angles droits ou des trottoirs non aménagés. Les voies et stationnements voitures sont déjà livrés, les aménagements cyclables, arceaux et trottoirs eux sont encore en chantier.

Crédits : PAV


BOF n°2 – Les coronapistes
Elles ont fait les gros titres des journaux lors du 1er déconfinement, supposées permettre aux usagers des transports en commun d’éviter l’autosolisme et de prendre de bonnes habitudes dans une situation où tout était chamboulé, l’agglomération angevine a loupé le coche. Seuls Grand Verger, l’Avenue Victor Chatenay et l’Avenue Montaigne se sont vues dotées de coronapistes. Aujourd’hui, aucune ou presque n’est encore active et très peu de communication a été faite sur le sujet. C’était l’occasion rêvée de tester des aménagements temporaires grandeur nature et donner un coup de boost au vélo, occasion manquée !


BOF n°3 – La piétonnisation temporaire du centre-ville d’Angers
Toujours dans l’aménagement temporaire, mais cette fois-ci cela concerne les piétons. En vue des fêtes de fin d’année 2020, la ville d’Angers a mis en place une piétonnisation temporaire, les premiers week-ends puis sur plusieurs jours, de certaines rues du centre-ville : rue des Lices, rue Voltaire, rue Louis de Romain… Dans les faits, les horaires n’étaient pas toujours respectés et difficile de s’approprier en tant que piéton des rues où il est toujours possible de circuler en voiture ou d’y stationner. Nous saluons les bonnes intentions tout en regrettant un énorme manque d’ambition. Rappelons que notre Manifeste pour les élections municipales préconisait d’étendre le secteur piétonnier à l’ensemble du centre-ville situé entre les boulevards Foch, Résistance et Déportation, Carnot, Ayrault, Arago, Arnaud, Général de Gaulle et roi René.


BOF n°4 – Les traversées cyclables
Vous les avez peut-être vues ou prises, les traversées cyclables sur les nouveaux boulevards Ayrault, Carnot ou Bessonneau. Ces traversées doivent vous permettre de croiser plusieurs voies de circulations en sécurité, sur le principe de la traversée en 2 temps :
• vous quitter la voie de circulation pour vous stocker à droite,
• vous attendez le feu vert piéton pour traverser.
Cela fonctionne bien lorsque les aménagements cyclables sont continus et réalisés comme un aménagement séparé. A Angers la situation est un peu différente, vous devez :
• monter sur le trottoir, avec un ressaut trop important,
• passer derrière la zone de stockage piéton,
• passer entre les poteaux de protection des passages piétons,
• traverser le long des passages piétons.
Les entrées / sorties de ces traversées sont sur les trottoirs et seulement différenciées de la zone piétonne par des clous (peu visibles) ou des pictogrammes. Sur le boulevard Ayrault / Carnot, certaines sont parfois peu accessibles du fait de stationnements très gênants.
Voici un exemple en vidéo :
https://twitter.com/SeriousSmart/status/1318970534344970240?s=20


BOF n°5 – Les nouveaux boulevards du tramway
En 2020, la nouvelle ligne de tramway entre le Boulevard Foch et la Place François Mitterrand a vu le jour. Cette nouvelle ligne a été l’occasion pour l’agglomération de reconfigurer l’ensemble des boulevards le long de ce nouveau tronçon. Les aménagements cyclables réalisés sont qualitatifs en largeur avec soit des bandes cyclables larges qui permettent de rouler presque à 2 de front soit des voies de bus assez conséquentes. Mais difficile de ne pas voir dans ces réalisations un référentiel cyclable peu à jour. Ce n’est pas la place qui manquait pour réaliser des pistes cyclables séparées des flux et hors des zones d’emportiérage. Les catadioptres qui nous avaient été mis en avant comme protection ont été retrouvés éparpillés sur le sol de ces nouvelles bandes cyclables. Il s’agit là de voies désignées comme axes structurants cyclables. On peut se poser la question suivante : qui laisserait son enfant faire du vélo en autonomie sur ces boulevards ?

Crédits : Ville d’Angers

Contributions de PAV aux consultations de quartier
Date ::: 13/02/2021

 A l’occasion des projets de quartier relancés par la ville d’Angers pour la période 2020-2026, nous avons pu réitérer nos demandes pour certains quartiers. L’objectif de ces projets de quartier est de mettre en place des actions concrètes et opérationnelles sur divers sujets. 

Sous forme de réponses à un questionnaire, l’association a pu rappeler les atouts actuels, les problèmes constatés et les solutions proposées de chacun des quartiers suivants : Centre-Ville, Belle-Beille, Saint-Serge-Ney-Chalouère, Doutre-Saint-Jacques-Nazareth.

Voici le lien des projets de quartier sur le site de la ville si vous souhaitez en savoir plus : PROJET DE QUARTIER - Ecrivons Angers. Des réunions de quartier auront lieu à partir du 1er Mars 2021.

Voici les liens vers nos réponses au questionnaire : 

Centre-ville

Saint Serge - Ney

Belle-Beille

Doutre - Saint Jacques - Nazareth

Plan d’urbanisme : notre déposition à l’enquête publique
Date ::: 09/01/2021

L'enquête publique pour mise à jour du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) d’Angers s’est terminée fin décembre 2020. Nous avions de nombreuses remarques à faire concernant le volet déplacements de ce plan d’urbanisme. Voici le texte complet de notre déposition.

L’association Place au vélo, engagée pour la promotion de la marche et de l’usage du vélo, ayant pris connaissance du volet Déplacements du POA (Programme d’orientations et d’actions) présenté à l’enquête publique du PLUi d’Angers Loire Métropole, tient à faire part aux enquêteurs des observations suivantes.

Le PLUi isole les moyens de déplacement au lieu de les considérer ensemble

Nous souscrivons aux objectifs énoncés tels que la réduction de la place de la voiture et le développement des modes de déplacement dits « doux » (nous préférons le terme « actifs »). Deux objectifs essentiels pour conduire à la réduction des pollutions de l’air, qui à Angers est avant tout l’affaire des déplacements motorisés, en l’absence d’industries affectant la qualité de l’air.

Mais les actions proposées pour atteindre ces objectifs, qui ne se basent sur aucune étude critique de données sur les déplacements ou les pollutions, nous semblent insuffisantes pour répondre aux enjeux environnementaux, que l’actualité sanitaire rend plus pressants. De récentes études ont en effet montré que le covid-19 se transmet plus facilement dans un air pollué aux particules fines.

Les actions proposées peuvent aussi apparaître contradictoires entre elles, leur cohabitation au sein d’un même programme conduisant à une rédaction parfois ambigüe. Cette ambigüité apparaît clairement sur la page 49, où il est question de « maintenir une bonne accessibilité routière au territoire », ou encore d’« assurer une bonne distribution des flux vers le pôle urbain dense ».

De telles expressions sont révélatrices d’un positionnement indécis face aux défis du moment entre les modes de déplacement motorisés et polluants d’un côté, et de l’autre les modes actifs, qui contribuent à un mode de vie plus sain dans un urbanisme apaisant. Comme si les deux pouvaient durablement prospérer ensemble, alors qu’à nos yeux il y a bien une incompatibilité à résoudre. Et le programme d’actions ne cherche pas à résoudre cette incompatibilité : il avance timidement vers plus de modes doux, et recule tout aussi timidement vers moins de voitures. Un tel POA ne rend pas réalistes les objectifs affichés d’évolution des parts modales des différents moyens de déplacement.

Pour éviter l’écueil de l’incompatibilité, le PLUi traite séparément les différents modes de déplacement, les isole les uns des autres, au lieu de chercher à les articuler sur leur lieu de convergence : l’espace public.

Les termes de « découragement » et de « dissuasion » à l’usage de la voiture devraient figurer dans un texte où on préfère utiliser les mots qui ne fâchent personne comme « réduire » le recours à la voiture ou « limiter » le recours au mode routier. Or une vie urbaine plus ouverte aux modes actifs (marche à pied, vélo) ne peut vraiment se développer qu’en décourageant l’accès de l’espace urbain à la voiture individuelle.

Ce POA propose donc de concilier l’inconciliable : d’un côté on annonce l’intention de doubler la part modale des déplacements à vélo dans l’agglomération (ce qui représente un effort important sur les première et deuxième couronnes), et de l’autre on n’avance pas de mesures vraiment contraignantes pour dissuader la voiture d’accéder au centre ville, où les aires piétonnes occupent déjà une surface très faible à Angers par rapport à d’autres villes de taille comparable.

On ne trouve jamais dans un même paragraphe la mise en opposition des bienfaits du vélo face aux nuisances de l’automobile, l’évaluation bénéfices/risques, la mise en balance qui s’impose ne sont pas faites. Alors que les dommages à l’environnement et à la santé sont devenus un problème de société majeur, qui revient régulièrement dans le discours des élus d’ALM, il s’agit là d’une opposition de plus en plus manifeste, et que le PLUi élude. Les intentions décrites dans les objectifs seraient plus crédibles si le PLUi mettait en évidence l’incompatibilité de modes de déplacements qui ne peuvent plus vraiment cohabiter. Mais le PLUi reste prudemment en retrait de toute position tranchée sur ce point essentiel.

Le vélo souffre d’un manque de mise en perspective par rapport aux autres moyens de déplacement, comme s’il n’y avait aucune interaction entre eux. Sa prise en compte aurait aussi été mieux affirmée assortie d’engagements financiers plus précis que ceux qui figurent dans le plan vélo d’Angers Loire Métropole, et rappelés en page 14.

1 Agir sur les communes périphériques

[Page 11]

L’objectif de doubler la part modale du vélo d’ici à 2027 est avancé pour l’ensemble de l’agglomération urbaine. La page 8 montre une différenciation selon trois zones : multiplier la part modale par 2.5 sur Angers, et par un peu moins de 2 sur les 1e et 2e couronne.

Le doublement global de part modale suppose un effort particulier sur les communes périphériques, où on part de beaucoup plus bas que dans la ville centre. Et c’est en misant en priorité sur les alternatives à la voiture dans la périphérie qu’on peut parvenir à réduire son impact et ses nuisances sur l’espace public dans Angers. Ce à quoi devrait contribuer l’ouverture prochaine d’un réseau complet de tramway, avec des parkings-relais accueillant les automobilistes venant de zones moins urbanisées.

Mais le rééquilibrage de la cyclabilité entre centre (où le vélo est entré dans les usages) et périphérie (où il est beaucoup moins présent) ne fait pas partie des sujets abordés. La poursuite de l’aménagement des voies vertes (page 13) est la bienvenue pour une partie des cyclistes au quotidien, mais ne pourra pas répondre complètement à cette ambition.

Quant aux nouveaux parkings-relais prévus, après l’échec de ceux qui ont été ouverts aux extrémités de la première ligne de tramway, on serait en droit d’attendre là aussi un effort particulier pour en assurer la promotion, et surtout la réussite, indispensable pour contribuer à réduire la circulation automobile en ville. Or dans le tableau récapitulatif concernant ces parkings-relais (page 45), l’investissement reste d’une imprécision totale : “à définir”.

2 Stationnement des vélos dans les constructions neuves :

aller au-delà du minimum légal

[Page 18]

A propos du stationnement des vélos dans les constructions neuves, le POA parle du « règlement » sans citer la source à laquelle il se réfère. Il s’agit du Code de la construction et de l’habitation, et plus précisément des articles R.111-14 (n° 4 et 5). Modifiés par la loi du 26 décembre 2019, ils précisent les normes minimales auxquelles doivent répondre les locaux de stationnement vélo dans les immeubles :
« - pour les bâtiments à usage principal d'habitation, l'espace possède une superficie de 0,75 m² par logement pour les logements jusqu'à deux pièces principales et 1,5 m² par logement dans les autres cas, avec une superficie minimale de 3 m² ;
- pour les bâtiments à usage principal de bureaux, l'espace possède une superficie représentant 1,5 % de la surface de plancher. »

Ces minima ont été calculés en fonction d’usages constatés une décennie plus tôt, alors qu’on se projette ici sur la décennie à venir et même bien au-delà. Ces normes doivent être dépassés. C’est hautement souhaitable dans la perspective annoncée par le PLUi de développer l’usage du vélo tout en réduisant le recours à la voiture individuelle. Et comme le dit très justement le POA en page 55, il faut “Faire du stationnement un outil essentiel dans la maîtrise des déplacements” …pour la voiture. Alors pourquoi pas pour le vélo ?

Le tableau récapitulatif en page 19 mentionne platement « application de la règle », qui bien entendu s’imposerait sans que le PLUi en parle. Nous regrettons vivement qu’aucune volonté d’aller au-delà du minimum légal n’apparaisse en matière de stationnement des vélos dans les constructions neuves, car c’est l’une des clés de la réussite du plan vélo adopté par Angers Loire Métropole en juin 2019.

Nos propositions pour le stationnement dans les immeubles d’habitation :

Constatant le développement de la pratique du vélo au quotidien, le succès croissant du vélo-cargo utilisé par les familles, et au vu de l’objectif du doublement de la part modale du vélo sur l’ensemble de l’agglomération d’ici à 2027, nous proposons que le PLUi impose dans les bâtiments d’habitation :

- chambre ou studio : 0,5 à 1 place de stationnement vélo ; F1 ou F2 : 1 place ; F3 : 1 à 1,5 place ; F4 : 1,5 à 2 places ; F5 et plus : 2 à 2,5 places (préconisé par le CEREMA). En plus de la surface nécessaire à l’ouverture de la porte et au cheminement à l’intérieur du local, et avec un quota de 10% d’emplacements de 2m2 pour accueillir les vélo-cargos

- que ces stationnements soient réalisés dans des locaux spécifiques sécurisés, d’une hauteur minimale sous plafond de 2,20m, couverts et aisément accessibles depuis l’espace public ou les points d’entrée du bâtiment

- ces locaux doivent être aérés et éclairés, équipés de systèmes d’attache (barres, appuis, arceaux, à l’exclusion des râteliers pince-roues) fixés au sol ou dans le mur, assurant une bonne stabilité au vélo attaché, ou de systèmes de suspension par la roue avant offrant sécurité et stabilité équivalents.

Ces dispositions sont à envisager, dans le cadre de la transition énergétique, comme une valorisation des bâtiments, et le PLUi doit être un document encourageant les architectes et promoteurs à les prévoir dans cette intention, et non comme une contrainte de plus à gérer. La contrainte du stationnement des voitures n’est-elle pas bien plus lourde ?

3 Marcher, tout simplement

[page 24]

La « poursuite de l’opération de reconquête des berges de la Maine » passe sous silence plusieurs projets récents ou en cours qui devraient logiquement s’inscrire dans une vision d’ensemble de l’avenir, et donc dans ce PLUi :

- la large place accordée à la voiture sur l’aménagement du « Cœur de Maine », échec très révélateur des ambiguïtés d’une politique qui prétend concilier voiture et modes doux.

- les traversées piétonnes qui font cruellement défaut en tête des ponts sur la Maine sont régulièrement évoquées dans les projets à Angers, mais il faut vraiment lire entre les lignes pour les trouver dans le PLUi.

- la « reconquête des berges de la Maine » (page 23), suppose de pouvoir sur la rive gauche accéder à pied au bord de la rivière, et donc traverser un jour cette route départementale à quatre voies totalement anachronique dans un centre ville : là encore, problème non évoqué dans le PLUi (lire par ailleurs sur le « non-dit »).

On a du mal à saisir une intention claire dans « une extension possible du plateau piétonnier » : seulement « possible » ? Alors que c’est l’une des clés du recul de la voiture en centre ville ? On notera que le périmètre du plateau piétonnier n’a pas bougé depuis 40 ans, au temps du premier mandat de Jean Monnier, alors que cette extension était déjà prévue à l’époque.

On cherchera vainement aussi dans ce PLUi des propositions concrètes de nature à améliorer la circulation aux abords des écoles, dont beaucoup restent encore soumises à la pression automobile aux heures d’entrée et de sortie. Des dispositions, permanentes ou temporaires, sont déjà appliquées dans beaucoup d’autres villes pour le simple respect des adultes et des enfants circulant à pied, à trottinette ou à vélo aux abords des écoles, et il est regrettable qu’Angers ne saisisse pas l’occasion ici de prendre la dimension d’un problème récurrent.

Dans un tel contexte, la formule « mettre en œuvre un schéma de promotion de la marche à pied sur la ville d’Angers » sonne creux, et il est normal que les propositions qui suivent soient un peu décalées. Que peuvent bien être ces « actions innovantes » et ces « événements à créer » autour de la marche à pied, activité humaine la plus naturelle qui soit, et qui n’a que faire de l’événementiel ? C’est d’un espace public ouvert dont on a besoin au quotidien pour marcher, tout simplement.

Or aujourd’hui plus de 80 % de l’espace public en centre ville est occupé par la voiture.

4 Les cars interurbains

[Page 37]

Le PLUi s’engage « pour un meilleur fonctionnement du réseau de cars interurbains », et il envisage « des services complémentaires ». Malheureusement il n’évoque pas le transport régulier de vélos par les cars pour assurer les liaisons cyclistes entre villes non desservies par le train, ce qui se pratique déjà dans d’autres régions.

Le chef-lieu du département doit avoir un rôle moteur dans cette articulation entre l’urbain et le rural qui s’inscrit elle aussi dans la réduction du recours à la voiture individuelle, en optimisant l’intermodalité des moyens de déplacement.

5 Echangeur Baumette-gare

[Pages 39, 40 et 41]

La réalisation d’un nouvel accès routier à la gare par la Baumette (pour 1,5M€, estimation largement sous-évaluée, il s’agit sans doute d’une erreur) pourrait dès sa mise en service devenir un aspirateur à voitures pour un quartier de la gare jugé déjà saturé par l’automobile : le projet de PLUi relève bien les « dysfonctionnements » « liés à la convergence de l’ensemble des flux vers le PEM ».

La contradiction est donc manifeste avec la volonté exprimée d’« améliorer le fonctionnement du pôle d’échanges multi-modal ». Organiser un flux supplémentaire de voitures ne risque pas d’aider à résoudre les problèmes d’encombrement ou de pollution. Et c’est directement la circulation des piétons et des cyclistes qui se trouvera impactée, piétons et cyclistes à qui le PLUi veut faire croire à une « reconquête de l’espace public » avec « l’amélioration des conditions de correspondance entre les différents modes de transports alternatifs » à la gare… cette gare où le PLUi place la future Maison du vélo inscrite au plan vélo d’ALM.

On note que si ce projet permettrait de délester d’autres accès à la gare comme le Bd De Gaulle et la rue Eblé (sans pour autant les supprimer), il manque ici encore une vision d’ensemble qui aurait peut-être permis, sinon de le justifier, du moins de l’expliquer en partie.

Si les transports en commun doivent s’accompagner d’un encouragement à prendre la voiture, ils passent à côté de leur mission. Nous nous opposons donc à la réalisation d’un tel aménagement routier, pénétrante gare très malvenue dans le tissu viaire local comme dans le contexte général des exigences d’apaisement en zone urbaine dense.

Il est choquant de voir qu’on envisage une telle pénétrante à voitures, alors que rien n’est prévu en revanche pour un nouvel accès vélo à la gare depuis le quartier du Lac de Maine, pour éviter le long détour par le pont de Basse chaîne. L’idée d’une passerelle en aval du pont de l’Atlantique a fait partie des réflexions menées ces dernières années. Cette idée est malheureusement absente du projet de PLUi, nous demandons à ce qu’elle soit intégrée dans le traitement des discontinuités cyclables (haut de la page 12, avec les passages envisagés sur la Maine à Bouchemaine, et sur l’étang St Nicolas).

6 Chemin des Trois Paroisses

[page 51]

L’objectif de délestage de la traversée urbaine des Ponts-de-Cé par cet aménagement est difficile à comprendre car ce chemin est beaucoup plus proche des boulevards Sud d’Angers que de la traversée Est-Ouest des Ponts-de-Cé. De plus, cette traversée des Ponts-de-Cé est surchargée par un trafic poids lourds qui ne pourra pas emprunter ce chemin des Trois Paroisses.

D’autre part, concernant les modes actifs, les deux plans de coupe sur ce tracé ne laissent pas présager d’une circulation cycliste sécurisée contrairement à l’objectif annoncé d’amélioration des itinéraires modes doux : un tronçon apparait avec une seule bande ou piste cyclable de 2m (insuffisant pour une piste cyclable double sens) et l’autre sans aménagements cyclables.

7 Stationnement en ouvrage Place de l’Académie

[page 56]

« La création d’une nouvelle offre de parking en ouvrage sera étudiée », « secteur du château par exemple ». Le quartier en contrebas de la gare semble décidément promis à un bel avenir automobile. On connaît la raison avancée de ce projet de parking en silo, derrière la caserne de sapeurs-pompiers de la place de l’Académie : elle compenserait la suppression du stationnement devant le château (souhaitable effectivement), avec donc pour mission première d’accueillir les touristes, dans la perspective d’un classement de la tapisserie de l’Apocalypse de St Jean, conservée au château, au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un bloc de béton visible des terrasses du château sera sans doute plus difficile à classer au patrimoine mondial.

Deux grands parkings en ouvrage existent déjà à la gare (450 places à St Laud1, 576 places à St Laud2), d’où le trajet à pied jusqu’au château prend dix à douze minutes. Un peu plus éloigné du château, de l’autre côté de la Maine, c’est la place de la Rochefoucauld qui est toujours ouverte gratuitement au stationnement des voitures. Et de nombreux autres parkings en ouvrage existent déjà en centre ville, avec affichage des places disponibles bien repérable.

Le stationnement des voitures en ville ne prend donc pas le chemin de la dissuasion avec le gonflement annoncé de l’offre, ni même d’une simple régulation : il n’y a pas dans le PLUi de remise en cause de la première heure gratuite dans les parkings en ouvrage.

Enfin des actions de « verbalisation » sont annoncées pour lutter contre le stationnement sauvage. Cela va sans dire (du moins en principe) et ça n’est pas de la compétence d’un plan d’urbanisme d’affirmer qu’il va faire respecter le code de la route.

8 Livraisons en centre ville

[Pages 63 et 64]

Le développement des modes doux ne concerne pas seulement les déplacements domicile-travail : il intéresse directement les professionnels utilisant le vélo pour leur travail. En quelques années le vélo-cargo a connu un développement spectaculaire. Angers accueillait en janvier 2019 le congrès fondateur de la fédération des « Boites à vélo », entrepreneurs ou livreurs utilisant le vélo-cargo pour leur travail, initiative encouragée par la Chambre de commerce de Maine-et-Loire.

Dans sa présentation des « contexte et enjeux » des livraisons en ville, le PLUi ignore les livraisons du dernier km par vélo-cargos, système en plein essor à Angers comme dans de nombreuses autres villes. Et très efficace pour contribuer à « réduire les nuisances » comme c’est avancé sur la même page dans les « objectifs ».

Le vélo-cargo n’existe pas plus dans les actions proposées. Localisation, dimensionnement et signalisation des aires de livraison ne concernent que camions et camionnettes, alors qu’il y a tout à inventer pour accompagner une logistique des livraisons du dernier km non polluante et peu encombrante. C’est un manque trop important dans le volet déplacements du PLUi pour qu’Angers Loire Métropole ne le comble pas avant une déclaration d’utilité publique.

9 Améliorer la sécurité de tous

[Pages 72 -74]

Sur l’ensemble de l’agglomération urbaine, requalifer des rues (zones de rencontre, vélorues…), travailler encore la réduction des vitesses, seraient des moyens d’avancer vers plus de cohérence avec les objectifs annoncés. La sécurité de tous devient alors l’alliée naturelle d’une baisse des nuisances de la voiture.

La pose d’un panneau de réduction de vitesse ne suffit pas à réduire celle-ci et donc à assurer la sécurité : il faut des aménagements spécifiques qui ne sont pas évoqués ici. D’autre part, aucune politique globale n’est envisagée à l’échelle d’ALM concernant la hiérarchie des vitesses selon les usages des rues : les zones 30 devraient être systématiques dans les lotissements et zones denses d’habitat, et des zones de rencontre devraient être mises en place dans les centres bourgs.

L’utilisation de la piste de sécurité routière comme outil de formation revient une nouvelle fois alors qu’aucun investissement en personnel d’animation n’est envisagé pour la faire fonctionner.

Autoroute, voie des berges : le non-dit

Réaliser un échangeur autoroutier complet sur St Serge, avec son corollaire d’élargir à deux fois trois voies le contournement nord d’Angers, annonce-t-il la fermeture de la voie des berges, ou du moins sa fin comme itinéraire de transit ? Peut-on dès lors envisager que cette voie des berges puisse être un jour franchissable à pied ?

Les « Rives vivantes » de la Maine régulièrement servies aux Angevins par le bulletin municipal devraient alors figurer en bonne place dans ce plan d’urbanisme, ce qui n’est pas le cas. Il y a un non-dit sur ce thème majeur dans la transformation à venir d’Angers, et le PLUi en dit trop ou pas assez. Il en dit trop avec l’élargissement du contournement autoroutier, l’échangeur St Serge, l’opération Rives vivantes. Et pas assez en n’allant pas jusqu’au bout de la réflexion : libérer la voie des berges de la charge d’une route départementale, aujourd’hui infranchissable obstacle à piétons.

Place au vélo réaffirme l’urgence de réduire plus énergiquement la place de la voiture en ville, tout en s’élevant contre un sur-dimensionnement du fuseau autoroutier qui mise sur une croissance aujourd’hui fortement remise en cause de la circulation automobile, et qui reporte les nuisances sur le péri-urbain.

janvier 2021

Tramway : un recours en justice gagnant avant jugement
Date ::: 05/12/2020

On fait de la place au vélo en réduisant celle de la voiture : résultat satisfaisant après quatre ans de contentieux sur le carrefour Pasteur-Montaigne.

Il a fallu quatre ans d’insistance de la part de Place au vélo pour obtenir gain de cause, avec procédure judiciaire à la clé, mais l’enjeu en valait la peine. Angers Loire Métropole, qui construit le tramway au titre de sa compétence transports et déplacements, a finalement renoncé à créer une importante discontinuité cyclable le long de la ligne B du tram, en bas de l’avenue Montaigne au carrefour avec l’avenue Pasteur.

Les travaux de reprise des réseaux ont commencé sur ce carrefour cet été 2020, et la pose de la plateforme du tram devrait se faire au printemps 2021. Cette plateforme ne suivra pas le tracé dessiné initialement par la Mission tramway (organe exécutif d’ALM) : répondant à notre demande, les rails seront légèrement déviés vers le nord afin de dégager l’espace nécessaire à une bande cyclable de chaque côté. Un espace pour les vélos qu’il a bien fallu prendre ailleurs : c’est une voie de tourne à gauche qui disparaît du plan initial, dans le bas de l’avenue Montaigne.

1OOm de discontinuité cyclable programmée

Le symbole est très parlant : faire de la place au vélo en réduisant celle de la voiture. Pour le vélo c’est deux fois 1,50m de large, au lieu des 3m qui auraient servi aux voitures venant de la rocade Est à pénétrer plus facilement en centre ville.

nouveau tracé du tramway

Ce calcul, nous l’avions fait dès le départ, quand au printemps 2016 le Mission tramway nous avait montré des plans où la continuité cyclable disparaissait dans la traversée de ce carrefour soit une centaine de mètres. La seule solution proposée étant le marquage au sol, alors que sur cet axe passaient entre 16.000 et 20.000 véhicules par jour !

Pendant les trois ans de discussions serrées que nous avons eues pour tenter d’aboutir à un compromis correct, nous avons proposé bien d’autres solutions, qui toutes ont été écartées. A chaque fois pour des raisons techniques, mais sans que nous ayons accès aux études correspondantes.

Septembre 2019 : le recours au tribunal administratif

De toutes nos propositions, c’est la suppression du tourne à gauche qui nous semblait la plus acceptable, y compris par les automobilistes qui conservaient la possibilité de tourner à gauche, mais sans voie d’attente dédiée.

Devant les refus répétés d’ALM, et voyant les travaux arriver, nous avons donc décidé de porter l’affaire en justice, nous appuyant sur l’article de la Loi sur l’air de décembre 1996, retranscrite dans l’article L228-2 du Code de l’environnement, qui oblige l’aménageur à faire des itinéraires cyclables à l’occasion de travaux sur la voie publique.

Nous avons déposé notre recours contre le président d’Angers Loire Métropole au tribunal administratif de Nantes le 16 septembre 2019, après avoir préalablement tenté le recours gracieux, resté sans réponse dans les délais prévus par la loi. Des réponses, on en a eu d’autres, du président d’ALM lui-même, de son vice-président aux transports, ou de la directrice de la Mission tramway, et nous avons eu bien besoin de la compétence d’un avocat pour échapper aux pièges de procédure qui auraient facilement pu en résulter.

Il fallait agir avant les travaux

Sur le fond nous étions sûrs de notre droit vu le flux énorme de voitures dans lequel on voulait nous imposer de rouler, choix impensable même avec les promesses d’aménagements à la marge comme traitement en plateau ou limitation à 30 km/h. Mais nous avions une incertitude du fait de l’absence de jurisprudence dans le cas de la construction d’une ligne de tram. D’habitude les recours sur la base de la loi sur l’air sont formés après constatation que les travaux réalisés sont non conformes. Et là il était hors de question d’attendre que les rails soient en place pour réagir : une fois qu’elle est posée, une voie ferrée ne se déplace pas comme une bordure de trottoir. Il fallait donc engager la démarche sur plans, en amont des travaux.

Une étude technique pour soutenir notre choix

La bataille d’arguments a duré un an, par avocats interposés. Nous y avons intégré tous les éléments renforçant notre demande d’application de la loi : les différentes propositions que nous avions faites pour aménager le carrefour avec bandes cyclables, le CEREMA (organe du ministère de l’Ecologie) qui vu le niveau des flux constaté, recommandait des pistes séparées, l’impossibilité d’un itinéraire vélo parallèle vu le plan du quartier, la pente qui ralentit le vélo (avec les voitures derrière) dans la montée vers l’avenue Montaigne, l’incohérence avec le Plan vélo d’Angers qui définit cet axe comme majeur dans le schéma d’agglomération. Sans oublier les contradictions avec le PLUi d’Angers, qui déclare vouloir limiter la pénétration de la voiture en centre ville et favoriser le développement du vélo.

Dans les derniers mois, sur conseil de notre avocat, nous avons rajouté une étude technique, avec l’aide précieuse de trois ingénieurs ayant l’expérience des tracés de circulation, étude montrant que la soi-disant impossibilité technique de supprimer la voie de tourne à gauche n’était pas fondée. On le savait bien : l’argument technique sert souvent d’habillage à un choix politique.

Fin septembre 2020 : la bonne nouvelle

Et pendant ce temps-là, la loi avait évolué. Le 24 décembre 2019 était adoptée la LOM, ou Loi d’orientations sur les mobilités, apportant une modification de l’article de la loi sur l’air nous intéressant. Le nouveau texte était applicable pour nous même s’il arrivait après la date de notre recours. Et la loi était devenue nettement favorable puisque désormais le simple marquage au sol n’est plus considéré comme un aménagement cyclable : il faut obligatoirement une bande ou une piste cyclable (lire par ailleurs). Pendant ce temps là aussi, les élections municipales ont eu lieu avec un affichage vers la transition écologique et de nouveaux élus que nous avons relancés sur le dossier tramway en juillet.

Fin septembre le choix politique a alors pris un virage à 180° : le premier adjoint au maire, la vice-présidente d’ALM aux transports et la directrice de la Mission tramway nous annonçaient, plan à l’appui, que la voie de tourne à gauche serait supprimée, libérant ainsi la largeur pour faire deux bandes cyclables.

Nous avons officiellement fait part de notre désistement début novembre au tribunal, et l’avocat d’ALM a suivi de même. Avant qu’une date d’audience soit fixée, nous avons donc obtenu entière satisfaction. En avocat et frais divers nous aurons dépensé près de 4000€. Mais la pression a payé, le résultat est là.

Seul regret : ne pas avoir créé de jurisprudence tramway avec le L228-2.

Jean-Michel

Ce que dit la loi :

Code de l’environnement, extrait de l’article L228-2, modifié par la Loi sur les mobilités du 24 décembre 2019 :
« A l'occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à une seule file, de marquages au sol, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. »

La qualité de l’air chez nous : questions et réponses
Date ::: 21/11/2020

Comment mesure–t-on la pollution de l’air, qui assure ce service, quelles informations sont délivrées ? Et quels sont les risques d’un air extérieur pollué pour la santé, en particulier si l’on pratique le vélo ? Nous sommes allés chez Air Pays de la Loire à Nantes début octobre pour en apprendre un peu plus sur ces questions.

La mesure dans notre région

Air Pays de la Loire est l’une des 21 associations indépendantes couvrant le territoire, agréées par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, et assurant en réseau la mesure de la qualité de l’air en France.

Les mesures sont réalisées sur 31 sites au total sur la région Pays de la Loire, dont trois à Angers, choisis pour représenter différents types de milieu. Les mesures sont réalisées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, engrangées dans la base de données BASEMIS (data.airpl.org). Des modèles intégrant des données géographiques et climatiques permettent d’établir une carte régionale. Un indice calculé sur la base de quatre valeurs mesurées chaque jour est publié pour le jour même, associé à une prévision pour le lendemain (disponible en vous abonnant sur le site d’Air Pays de Loire ou dans l’appli Vivre à Angers).

Les quatre polluants pris en compte sont les particules fines inférieures à 10 microns, l’ozone O3, le dioxyde d’azote NO2 et le dioxyde de soufre S02. Pour chaque mesure, une valeur d’indice est calculée. C’est la valeur de la mesure la plus mauvaise qui détermine le niveau de l’indice global qui est publié. La valeur de cet indice global varie de 1 (excellent) à 10 (extrêmement mauvais). Il est à noter que les émissions de C02 (polluant dit climatique, mais qui n’affecte pas directement la santé aux teneurs actuelles) ou encore de différents pesticides ne font pas partie des mesures entrant dans le calcul de cet indice de qualité de l’air. Des alertes pollution peuvent être déclenchées si nécessaire, elles restent très rares sur la région Pays de la Loire.

En Janvier 2021, les modalités de calcul de cet indice changeront au niveau national. Seront intégrées les mesures de particules très fines (< 2.5 microns), ce qui rendra nettement plus fréquentes les moins bonnes valeurs d’indice. Une note d’optimisme : globalement sur la région et en tendance sur les dix dernières années, les valeurs mesurées diminuent pour tous les polluants mesurés en routine.

La qualité de l’air à Angers

A Angers, les valeurs fréquentes de l’indice de qualité de l’air sont autour de 3. Ces bonnes valeurs sur Angers sont dues aux fréquents vents d’Ouest et à l’absence de grandes sources locales de pollution industrielle. Mais un jour sur cinq en moyenne, l’indice devient moyen à très médiocre. Les critères qui posent le plus problème sont les teneurs en ozone (transport, industries) et en particules fines (combustion de biomasse, agriculture, carrières, chantiers, véhicules). Les pics de pollution sont rares et dépendent des saisons. Les températures élevées l’été ou les journées à couverture nuageuse basse l’hiver favorisent la pollution à l’ozone. L’hiver ou au printemps, certains chauffages au bois ou les travaux agricoles peuvent augmenter les teneurs en particules fines.

Les risques pour la santé

La pollution de l’air est un ennemi souvent invisible. Si l’indice de qualité de l’air est très mauvais (> 7) et que l’on est en bonne santé, la gêne peut rester limitée : gêne respiratoire, irritation de la gorge et des yeux, nez pincé… Une personne à risque par contre peut rencontrer beaucoup plus de difficultés avec aggravation des troubles cardio-vasculaires et respiratoires. Mais il faut s’intéresser aux effets cumulatifs de l’inhalation d’un air de mauvaise qualité. La pollution de l’air extérieur a été classée agent cancérigène par l’OMS en 2013. Elle produit une aggravation des pathologies respiratoires et cardiovasculaires, des troubles neurologiques. La pollution aux particules très fines (< 2.5 microns) est considérée comme responsable de 9% des décès prématurés en France dont 2530 chaque année en Pays de la Loire (Santé Publique France 2017).


Respirer à vélo : que faire ?

Il faut souligner tout d’abord qu’un piéton ou un cycliste sont dans une atmosphère moins polluée qu’une personne à l’intérieur d’une voiture. Et le bénéfice santé de la pratique du vélo reste supérieur à un mode de transport passif. Toutefois, à bicyclette il faut si l’on peut éviter les grands axes de circulation, ne pas rouler derrière un bus, préférer les pistes cyclables séparées de la voie de circulation. Se mettre sur le sas à l’avant des voitures au feu rouge permet d’être moins soumis aux gaz d’échappement émis au redémarrage. Autre recommandation : respirer par le nez car cela permet de contrôler inconsciemment l’intensité de son activité. Cela limite le volume d’air et donc la quantité de polluants inhalés.

Lors de pics de pollution, il faut continuer autant que possible à se déplacer à vélo, car cela contribue à limiter l’utilisation de la voiture et donc les émissions nocives. Il est alors encore plus essentiel de limiter sa ventilation respiratoire et donc l’intensité des efforts pour limiter la quantité d’air pollué qui pénètre dans les poumons. Une question d’actualité : le port du masque peut-il contribuer à limiter l’inhalation des éléments polluants ? La réponse paraît complexe, mais la respirabilité diminuée par le masque serait peut-être aussi un moyen de limiter l’effort et donc l’inhalation.

Pour en savoir plus sur la qualité de l'air et la pratique du vélo, cliquez ici

Pour finir, il ne faut pas oublier que d’autres activités quotidiennes outre nos déplacements impactent la qualité de l’air extérieur : barbecue, brûlage de déchets verts (c’est d’ailleurs interdit…), certains chauffages au bois, choix de notre voiture. Parfois aussi notre air intérieur est d’une qualité pire pour notre santé que celle de l’air extérieur. Alors à nous d’agir et d’aérer….

Le(s) confinement(s) : des expériences exceptionnelles pour observer les variations de qualité de l’air

Par l’arrêt quasi-total de la circulation automobile, le premier confinement a eu un impact énorme sur la qualité de l’air à Angers (cf le rapport spécifiquement réalisé par Air Pays de Loire). Il a été observé une diminution drastique des émissions de C02 et de NO2. Mais les teneurs en particules fines sont malheureusement restées élevées et l’indice global quotidien n’a pratiquement pas évolué.

La qualité de l’air en un lieu n’est pas seulement due à des activités et des actions locales. Il y a des déterminismes à des échelles régionales, nationales et même largement transfrontalières. Les particules fines sont transportées sur de longues distances. En mars dernier, les travaux agricoles, en particulier le travail du sol et les semis, battaient leur plein dans les vastes zones agricoles du bassin parisien, du Nord de la France et même des pays à l’Est de la France. Les vents dominants à ce moment-là ont transporté les particules émises jusqu’en Maine-et-Loire.

Ce second confinement va fournir l’expérience d’une autre saison et donc de conditions climatiques et agricoles différentes. A suivre donc.

Pour en savoir plus sur la qualité de l'air à Angers pendant le confinement, cliquez ici

Un nouvel indice de la qualité de l’air depuis début Janvier 2021

Comme prévu, depuis le 4 Janvier 2021, le calcul de l’indice de qualité de l’air a changé en France. Il intègre le niveau de particules fines dans l’air inférieures à 2.5 microns. Par ailleurs, le barème de classification du niveau de pollution est aligné sur l’échelle européenne, plus sévère que celle précédemment utilisée. La valeur « Très bon » disparaît pour un premier niveau simplement « Bon », inversement la catégorie « Extrêmement mauvais » apparaît.

Ces changements conduisent dans notre région à des valeurs journalières moyennes à mauvaises beaucoup plus fréquentes. Une carte régionale est publiée chaque jour ainsi que la prévision pour le jour suivant. Ces changements rendent mieux compte de la réalité et des enjeux sanitaires liés à la qualité de l’air. Les prises de conscience en particulier des citoyens devraient être favorisées, la comparaison avec les autres pays européens sera possible (par exemple https://aqicn.org/map/europe/fr/). Il faut aussi rappeler que sur les dix dernières années, les différentes composantes intégrées au calcul de cet indice ont favorablement évolué en Pays de la Loire.



Source http:www.airpl.org

Qualité de l’air Pays de la Loire 18 Janvier 2021

Janvier 2021

Carolyne

Requête en référé-liberté rejetée par le tribunal administratif de Nantes
Date ::: 04/10/2020

Considérant que l'obligation du port du masque limite fortement l'usage du vélo alors même que les déplacements à vélo constituent un geste barrière à part entière, notamment en limitant le recours aux transports en commun, Place au vélo avait déposé une requête en référé-liberté le 18 septembre contre l'obligation du masque en vélo à Angers, Trélazé, Avrillé et Beaucouzé.

Cette démarche se justifiait également par la jurisprudence du conseil d'Etat, qui avait jugé que des mesures similaires prises dans d'autres villes constituaient une atteinte à la liberté fondamentale de se déplacer.

Cette requête a été rejetée par le tribunal administratif de Nantes. Vous trouverez le détail de la démarche dans les documents ci-dessous :

Requête de Place au Vélo

Ordonnance du TA de Nantes

Communauté Angers sur Géovélo
Date ::: 03/10/2020

Cette application consacrée à la mobilité vélo proposait via un sondage sur Twitter d'ouvrir une communauté dans une nouvelle ville pour rassembler les utilisateurs de l'application. Les Angevins ont été les plus nombreux et les plus enthousiastes à répondre ! Chose promise, chose due : vous la trouverez ici.

Lettre au préfet
Date ::: 14/09/2020

Objet : Recours gracieux concernant l’obligation du port du masque par les cyclistes

M. le préfet,

Nous avons pris connaissance de vos arrêtés du 10 septembre concernant le port obligatoire du masque sur l’ensemble du territoire des villes d’Angers et Trélazé ainsi que d’autres communes du département.

Nous partageons pleinement le souci de santé publique qui inspire cette décision, et comprenons bien l’intérêt du masque comme des gestes barrières et de la distanciation, nécessaires pour enrayer la propagation du covid-19.

L’association Place au vélo regrette cependant que cet arrêté ne fasse aucune nuance entre les types d’usage de l’espace public, et donc entre les usagers concernés. Ainsi les personnes de 11 ans et plus circulant à vélo sur la voie publique, par la distanciation qu’impose naturellement ce mode de déplacement, ne sauraient être vecteurs de contamination au même titre que des piétons qui se croisent ou se suivent de près sur un trottoir ou une aire piétonne. De plus, l’effort physique qu’entraîne le déplacement à vélo, comme tout effort musculaire, implique une oxygénation renforcée, et donc une ventilation peu compatible avec le port d’un masque, ce que souligne bien l’Organisation mondiale de la santé. Nous vous avions déjà présenté ces deux arguments dans notre courrier du 18 août relatif au port du masque dans le centre ville d’Angers, courrier resté sans réponse.

Nous vous demandons en conséquence de revoir les arrêtés 2020-106 à 2020-110 du 10 septembre, particulièrement contraignants s’ils sont imposés en permanence sur l’ensemble d’un territoire. Une formulation visant « les piétons de 11 ans et plus ainsi que les autres usagers des aires piétonnes » nous semblerait mieux adaptée, et sans doute plus facilement applicable, étant entendu que toute personne se trouvant sur une aire piétonne pourrait être assimilée à la catégorie des piétons, cyclistes compris.

A défaut, une incompréhension risque de s’installer entre les personnes faisant l’effort de se déplacer sans engendrer la moindre pollution et les conducteurs d’engins motorisés autorisés à se déplacer sans masque sur l’espace public. Sans parler des clients des cafés restant longuement assis proches les uns des autres en terrasse, toujours sans masque.

Dans l’attente de votre réponse, et en espérant pouvoir compter sur votre compréhension, nous vous prions de trouver ici, M. le préfet, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pour le bureau de Place au vélo,

Françoise Coste

Co-présidente

Découvrons l'agglo à vélo !
Date ::: 02/09/2020

Prochaine balade "Découvrons l'agglo à vélo" le dimanche 11 octobre. Elle nous conduira du centre-ville d'Angers vers Avrillé et Beaucouzé. Le retour se fera via Bouchemaine et la plaine de la Baumette. Environ 25km, accessible à toutes et tous. Rendez-vous à 9h30 à l'esplanade de Cœur de Maine. Retour vers 12h30 au même endroit.

Thierry Palpied (tél. 06 28 32 08 90)

Jean-Marc Legrand (tél. 06 72 96 56 60)

Place au vélo Angers

Le masque en ville : à pied oui, à vélo non
Date ::: 19/08/2020

L’association Place au vélo relève que l’arrêté préfectoral du 13 août, rendant obligatoire le port du masque pour « les personnes de 11 ans et plus » dans le centre ville d’Angers, 
http://www.maine-et-loire.gouv.fr/IMG/pdf/200813_arrete_port_du_masque_cv_angers-2.pdf
ne fait pas mention de cette obligation pour les cyclistes, contrairement au message mis en ligne sur le site de la préfecture, qui extrapole donc le texte officiel.
Cette contradiction nous a amenés à demander ce mardi au préfet de reconsidérer les termes du message mis en avant sur le site, et de s’en tenir au texte de l’arrêté qu’il a lui-même publié, donc sans inclure les cyclistes dans l’obligation du port du masque. A l’appui de notre demande, nous lui avons exposé deux arguments :
- le fait de rouler à vélo répond déjà en soi à l’exigence de distanciation physique, étant entendu que le cycliste met son masque dès qu’il redevient piéton
- l’effort physique avec un masque pose un sérieux problème de ventilation pour monter de nombreuses voies en pente comme la rue Baudrière ou la rue du Mail.
Il serait particulièrement regrettable que la contrainte du masque incite l’usager du vélo à préférer la voiture, source de pollution aggravant les affections respiratoires, dont fait partie la Covid-19.
On note par ailleurs qu'une réglementation plus lisible peut très bien être mise en place : Nancy parle des « piétons de 11 ans et plus », la préfecture de Mayenne accorde une dérogation aux pratiques sportives, Paris fait le distinguo entre cycliste roulant et cycliste à l’arrêt, etc.
Nous souhaitons que toute ambiguïté soit levée au plus tôt, afin que circuler à vélo dans le centre d’Angers ne soit pas considéré comme un obstacle à la santé publique, mais bien un atout !

CREATION DE BANDES CYCLABLES A VERRIERES-EN-ANJOU : LA POSITION DE PLACE AU VELO
Date ::: 01/07/2020

Samedi 27 juin, des jeunes de Youth for Climate Angers et de Justice Climatique Angers ont créé une bande cyclable d’un demi-kilomètre sur la commune déléguée de Saint-Sylvain-d’Anjou.

Par ce geste, ils souhaitaient souligner le retard pris par certaines communes périphériques dans la réalisation d’aménagements en faveur des vélos.

Si Place au vélo privilégie le dialogue avec les communes et leurs élus pour faire avancer la politique vélo dans l’agglomération angevine, notre association constate que ces opérations médiatiques sont nécessaires pour faire bouger certains élus.

Seul maire des communes limitrophes d’Angers, avec celui d’Ecouflant, à n’avoir pas répondu au questionnaire de Place au vélo pendant la dernière campagne des élections municipales, le maire de Verrières-en-Anjou réalise ainsi le retard pris par sa commune et l’agglomération dans les aménagements en faveur du vélo. La création d’un itinéraire vélo du retour du parc des Expositions, situé sur cette commune, en direction d’Angers est une demande de l’association vieille de plus de 10 ans !

Place au vélo lui rappelle que notre association est à sa disposition pour accompagner sa commune dans la réalisation d’une politique vélo ambitieuse.

Marquage anti-vol
Date ::: 04/06/2020

Gratuit pour les habitants d'ALM, et dans le respect des gestes barrière avec attente en extérieur (préau). Merci de venir avec votre masque et une pièce d'identité. Vous trouverez des informations sur le système bicycode ici

Place au Vélo sur Radio Campus
Date ::: 28/05/2020

à réécouter http://www.radiocampusangers.com/emission/la-redac/conferences-terre-des-sciences/la-place-du-velo-a-angers/

L'agglo en vélo
Date ::: 28/05/2020

Le vélo constitue un mode de transport sûr et efficace pour les déplacement quotidiens,  et il est aussi tout à fait adapté pour les loisirs ! La situation de crise sanitaire que rencontre notre pays ne nous permet pas d’ici l’été de vous proposer de nouvelles balades dominicales à la découverte de l’agglo. Retrouvez ici les itinéraires des balades de l’année 2019 et de l’hiver 202O.  

Informations sur le "coup de pouce vélo" + forfait mobilité
Date ::: 08/05/2020

Dans la perspective de la sortie du confinement, le Gouvernement a pris des mesures pour encourager la pratique du vélo par les Français.

L'entrée en vigueur du Forfait Mobilités Durables a notamment été avancée au 11 mai. il permet aux entreprises de rembourser aux salariés jusqu'à 400€ pour l'usage de moyens de déplacements tels que le vélo et le covoiturage.

Le Coup de Pouce Vélo comprend deux volets destinés aux particuliers :

Le coup de pouce vélo réparation : il s'agit d'une prime à la réparation du vélo, allant jusqu'à 50 euros par vélo - tous les vélos de la famille sont concernés. La TVA reste à la charge du client, qui n'a pas besoin d'avancer le montant de cette prime (elle est directement versée au réparateur vélo par le gouvernement). Cette prime couvre toutes les opérations de réparation qui permettent au vélo de rouler en toute sécurité (changement de pneus, remise en état de freins, changement du câble de dérailleur…).

La plate-forme Coupdepoucevelo.fr recensera tous les réparateurs agréés pour la prime et ouvrira le 11 mai.

Le coup de pouce vélo remise en selle : pour les particuliers souhaitant un accompagnement à l’usage du vélo, une séance d’une heure est prise en charge par le Coup de Pouce Vélo. Place au vélo propose une séance de 1h30 à 2h pour tous ceux qui veulent se rassurer dans la circulation urbaine pour leurs déplacements quotidiens (travail, établissement scolaire, courses, loisirs…). Contact : 07 49 34 82 41 (Le nouveau n° de Place au vélo)

Municipales 2020 : les réponses des candidats
Date ::: 10/03/2020

Suite à l’interpellation de Place au vélo Angers, près de 25 listes candidates dans l’agglomération d’Angers ont répondu aux propositions de notre Manifeste pour une ville apaisée.

Retrouvez nos propositions et les réponses des candidats en ligne

Grâce au soutien de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette), les candidats ont pu faire connaitre leur accord ou désaccord sur ces propositions sur le site Parlons vélo https://municipales2020.parlons-velo.fr

Aujourd’hui des listes d’Angers, d’Avrillé, de Beaucouzé, de Bouchemaine, de Loire-Authion, de Montreuil-Juigné, de Mûrs-Erigné, des Ponts-de-Cé, de Saint-Barthélemy-d’Anjou, de Sainte-Gemmes-sur-Loire et de Trélazé ont répondu à notre manifeste mettant la politique vélo au cœur des préoccupations des Angevins. En témoignent aussi les programmes municipaux proposés et les nombreuses questions sur ce sujet entendues dans les réunions publiques organisées par les candidats.

Les réponses étant désormais en ligne, nous vous laissons vous faire votre propre opinion pour choisir la liste qui vous semblera la mieux à même de faire avancer dans votre commune et dans l’agglomération la cause vélo dans les six prochaines années.

Vous pouvez accéder directement à notre manifeste et aux réponses des listes de la commune d’Angers via le lien : https://municipales2020.parlons-velo.fr/e/17532 et en cliquant sur l’icône pdf figurant à côté de « Réponses déjà enregistrées ».

Grâce à l’onglet « cartes », n’hésitez pas non plus à prendre connaissance des réponses des autres communes de l’agglomération. Certains candidats n’hésitent pas à faire des propositions audacieuses pour faire évoluer les modes de déplacement dans leur commune et au niveau de l’agglomération. D’autres, en particulier des maires sortants, n’ont pas daigné répondre à notre questionnaire et ne méritent peut-être pas notre soutien.

2è Baromètre des villes cyclables : des notes très moyennes à Angers et aux Ponts de Cé et très faible à Trélazé
Date ::: 16/12/2019

Merci à tous pour vos réponses et la transmission de l’information autour de vous. Un tiers de réponses supplémentaires par rapport à l’édition de 2017 et deux fois plus qu’à Tours ou au Mans. Les résultats complets ville par ville sur toute la France sont visibles sur le site Parlons vélo.

Notre réaction sur les résultats de la ville d'Angers au travers du communiqué envoyé à la presse le 7 février 2020 En finir avec la domination de la voiture

A Trelazé, le premier point faible mis en avant est l'absence d'efforts de la ville sur le vélo que ce soit en termes de communication et d'écoute. Les deux autres points faibles sont l'absence de services de réparation et location sur la commune et la sécurité sur les grands axes et les liaisons avec les communes voisines. La campagne des municipales est l'occasion de remettre en avant cet enjeu. Au printemps 2019 Place au vélo a mis à la disposition de la commune une étude sur les difficultés de la liaison mairie-Angers via la rue Parmentier et mairie-gare : aucun signe de vie ne nous a été donné suite à cet envoi .

Aux Ponts de Cé, la situation s'est améliorée de 31% depuis 2017. La circulation en zone résidentielle est facile, les services sont présents et la ville communique. Mais c'est la sécurité sur les grands axes qui est pointé comme le point faible principal : l'axe Nord-Sud, étroit et pourtant toujours majoritairement à 50 km/h et l'axe Est-Ouest notamment au niveau d'Intermarché.

Vélo-école au 3 Mâts (et ailleurs)
Date ::: 08/11/2019

Non tous les adultes ne savent pas faire du vélo du fait de leur histoire ou de leur culture. Non tous les adultes n’osent pas utiliser un vélo au milieu de la circulation urbaine. Alors, depuis mars 2018 Place au vélo propose un atelier hebdomadaire d’apprentissage ou de remise en selle dans le quartier des Justices et apporte son appui à des initiatives semblables à Monplaisir et Jean Vilar.

Pourquoi l’apprentissage du vélo ? Bouger, sortir avec les enfants qui eux apprennent à l’école, aller travailler et… pouvoir passer le permis de conduire car la pratique du vélo en ville permet d’acquérir les repérages dans l’espace indispensables à la maitrise de tout véhicule !

Comment apprendre ? Comme les tout-petits, en enlevant les pédales pour acquérir l’équilibre, le freinage et le maitrise de la trajectoire en mode draisienne dans une faible pente. Ensuite, acquisition du pédalage puis des trajectoires complexes pour arriver à lâcher un bras ou à démarrer debout et non assis. Et alors, on peut aller se familiariser avec la circulation dans les petites rues, puis les grandes avenues sans oublier les rond-points. Entre temps, les jours de pluie, séances de code de la rue.

A quel rythme ? Et bien, c’est très personnel. En partant de zéro, certaines mettent plusieurs mois et d’autres se lancent sans problèmes dès la 2ème séance. Pour aller en ville, certaines n’ont peur de rien (c’est nous qui avons peur !) et d’autres s’arrêtent dès qu’une voiture les double. Un apprentissage personnalisé au rythme de chacune permis par l’engagement d’une équipe de bénévoles qui s’agrandit et nous permet d’accueillir 8 à 10 personnes tous les mardis avec beaucoup de rires et de complicités partagés.

Et si vous voulez nous rejoindre pour développer cette activité, n’hésitez pas à prendre contact avec l’association par mail, téléphone ou courrier.

Réunion adhérents
Date ::: 01/10/2019

La prochaine réunion est prévue mercredi 14 octobre mais les conditions sanitaires ne permettent pas d’accueillir plus de 12 personnes dans la salle. Nous vous proposerons donc deux horaires au choix car nous espérons qu’après ce long arrêt vous serez nombreux à vouloir y participer : 18 h – 19h30 et 20 h – 21h30. Un petit rappel sera fait dans les jours précédents pour que vous puissiez vous inscrire. Notez déjà la date.

Découvrons l'agglo à vélo !
Date ::: 19/08/2019

Voici les liens vers les balades de l’année 2019 et de l’hiver 2020  :

- en avril à Trélazé et Saint Barthélémy

- en mai des prairies de la Baumette aux hauts de Bouchemaine et retour par le lac de Maine

- en juin du lac de Maine au quartier Molière puis Avrillé et retour par la voie verte

- en septembre jusqu'au Plessis Grammoire

- en octobre la zone horticole de Sainte Gemmes

- en novembre vers Trélazé et les Ponts-de-Cé

- en décembre d’Angers à Bouchemaine via Pruniers

- en janvier à Avrillé et Montreuil-Juigné

- en juillet au Plessis-Macé

Vous trouverez les fichiers .gpx des balades dans ce dossier, ainsi que celle de juillet au Plessis-Macé.

Tramway : toujours des blocages après trois ans de discussions
Date ::: 24/05/2019

Les travaux du tramway avancent, la boucle des rails autour du centre ville est maintenant bien visible. Et c’est étrange de voir à quel point l’un des points du Plan vélo adopté le 25 mars dernier par le conseil municipal reste totalement ignoré : la prise en compte des cyclistes dans les travaux sur la voie publique.  On essaye de passer comme on peut entre les pare-chocs des voitures et les grosses balises rouges et blanches de chantier, et la tentation du trottoir est souvent plus forte que tout.
Mais ce sont surtout les aménagements cyclables pérennes le long de la ligne en construction qui font l’objet de notre insistance auprès de la Mission tramway. Avec des satisfactions et des déceptions.

Pas de voie verte piétons-vélos en ville

Côté satisfaction, on a réussi à convaincre que la voie verte n’est pas l’aménagement le plus adapté en zone dense, lorsqu’il y a beaucoup de promeneurs et des cyclistes qui ne passent pas là pour se promener : on a ainsi obtenu l’an dernier qu’il y aurait bien séparation des flux vélos et piétons sur l’avenue du Bon Pasteur, le long du Parc Balzac. Et nous avons obtenu cette année qu’il n’y aurait pas non plus de voie verte le long de la cale de la Savatte, devant le théâtre Le Quai, comme prévu initialement.

Le carrefour Pasteur-Montaigne

C’est la grosse déception par contre sur l’axe Pierre Lise Montaigne (à l’intersection avec l’avenue Pasteur) où nous bataillons depuis trois ans pour avoir des espaces cyclables que l’on nous refuse, le vélo servant clairement de variable d’ajustement dans un espace contraint : le projet prévoit toujours à cet endroit un simple marquage vélo au sol sur la voie voitures, dans un trafic automobile très intense. Si rien ne change avant les travaux, ce sera le stress au guidon garanti sur une centaine de mètres des deux côtés, en particulier dans le sens de la montée. Nous avions suggéré de supprimer la voie de tourne à gauche pour les véhicules venant de l’avenue Montaigne, ce qui aurait permis de gagner en largeur l’équivalent de deux bandes cyclables. Cette proposition a été rejetée.

Autres déceptions

La voie de bus du bas du Bd Ayrault, en direction du pont de Haute Chaîne, est définitivement calibrée à 3,50m de large, ce qui la rend très inconfortable pour le vélo qui ne pourra pas doubler ni être doublé. Et en haut de la rue d’Alsace, où rien n’avait été prévu en 2011 pour prendre le Bd Foch vers la gauche en direction du Centre de congrès, la Mission tramway n’envisage toujours pas d’itinéraire clair pour les cyclistes, renvoyés sur des solutions de compromis qui risquent de gêner les piétons.
On a vu à Avrillé que lorsque les conditions de circulation à vélo ne sont pas bien anticipées, il est trop tard ensuite pour trouver une solution satisfaisante : dans la rue centrale de la ville limitrophe, où la circulation se fait sur la plateforme du tram, le vélo y a été carrément interdit, suite à des chutes de cyclistes par temps de pluie sur les rails et la bande centrale apportant l’alimentation électrique.
Le long de la ligne B, anticipons avant qu’il ne soit trop tard.

Octobre 2019

Limiter le stationnement pour réduire la circulation motorisée
Date ::: 13/05/2019

L’application du plan vélo d’Angers aurait pu mieux commencer. Quelques jours après le vote par le conseil municipal du plan vélo, la Ville d’Angers rendait publiques les conclusions de ses « assises du stationnement », qui prévoient notamment la création de 300 places supplémentaires de stationnement… pour les voitures. Les membres de Place au vélo qui avaient participé aux ateliers de ces assises ont pourtant été témoins de nombreuses remarques qui allaient dans le sens d’une dissuasion de l’usage de la voiture pour réduire le problème du stationnement, mais les conclusions de la Ville mettent en avant une offre de stationnement élargie.

Toutes les villes qui ont fait le choix clair du vélo et des modes actifs en général ont été amenées à réduire la place de la voiture. C’est une question d’espace (non extensible) mais pas que : les nuisances de l’automobile affectent fortement les gens qui veulent circuler à pied ou à vélo. La voiture est rapide, encombrante, dangereuse, bruyante, polluante, et donc à l’opposé de tout ce qui engage les responsables politiques locaux à favoriser les modes actifs. Bien des villes ont même commencé par réduire l’impact de l’automobile avant d’organiser autrement l’espace pour vélos et piétons.

A Angers on n’a pas encore compris que le vélo ne peut avancer que si la voiture recule. Après avoir instauré puis maintenu la première heure de stationnement gratuite dans les parkings en ouvrage, puis aménagé un « Cœur de ville » branché en direct sur la voie des berges, la Ville nous annonce quelques centaines de places de stationnement supplémentaires.

Plus on renforce l’offre de stationnement, plus on attire les voitures. Reconnu par la Ville comme dévoreur d’espace public, le stationnement est aussi une clé essentielle dans la maîtrise de la circulation. L’application des 25 mesures du plan vélo d’Angers ne pourra faire l’économie d’une 26e : le recul de la voiture.

Editorial Bicyclettre 77 - Mai 2019

Repair café au 3 Mâts (Justices)
Date ::: 27/04/2019

Petites réparations, marquage anti-vol, informations

Découvrons l’agglo à vélo : Angers – Bouchemaine – Lac de Maine
Date ::: 27/04/2019

Après la réussite de la balade du 25 avril du côté de Saint Barthélémy - Trélazé (plan ici), un nouveau circuit à découvrir. Rendez-vous avec vos vélos au local de Place au vélo (6 Bd Olivier Couffon, à la Baumette). Nous quitterons Angers en suivant la rive gauche de la Maine pour aller jusqu’à la Pointe à Bouchemaine. Retour ensuite sur Angers par le plateau en passant par les Durelleries, les Lisendrais, les Harenchères, et descente vers le lac de Maine. Retour prévu en fin de matinée à la guinguette du Héron carré au parc Balzac.Au total, environ 25 km également avec quelques côtes au programme ! Contacts : Jean-Marc Legrand  06 72 96 56 60 Thierry Palpied  06 28 32 08 90

Atelier au local
Date ::: 27/04/2019

Apprentissage des petites réparations, informations et échanges Attention : pas de marquage anti-vol ce jour là faute de bénévoles disponibles

Journée citoyenne
Date ::: 27/04/2019

Savoir rouler en toute sécurité : ouverture de la piste de la prévention routière aux enfants pour une initiation au code de la route, sorties en ville à la découverte des ateliers de la journée en revoyant les modalités de circulation à vélo

Pouvoir garer son vélo à la gare
Date ::: 26/01/2019

C’est l’un des gros sujets de discussion actuels avec la Ville : l’accueil des vélos à la gare n’est pas du tout à la hauteur des besoins. Une réflexion est en cours avec la Région et la SNCF pour faire de la gare   d’Angers un Pôle d’échanges multimodal. A l’heure où beaucoup d’usagers pendulaires adoptent la solution d’un vélo à chaque bout de leur trajet en TER, il nous semble urgent de prévoir dans ce PEM une offre de stationnement sécurisé des vélos dépassant largement la capacité actuelle. Un tel équipement ne permet pas seulement de répondre à la demande non satisfaite du moment : il encourage l’abandon de la voiture pour le trajet domicile travail en faveur de la solution train+vélo.

Le Plan vélo d’agglo voté le 17 juin 2019 par Angers Loire Métropole annonce la création – sans précision d’échéance – d’une maison du vélo à la gare qui devrait en principe répondre à cette attente : « Etudier l’intégration d’une conciergerie vélo dans le projet de la future Maison du Vélo qui sera située au Pôle d’Echange Multimodal de la Gare d’Angers. » Cette Maison du vélo devrait aussi proposer l’accueil des cyclotouristes, un guichet d’informations vélo, un atelier d’auto-réparation, et peut-être le service de prêt Vélocité actuellement installé rue de la Gare.

Octobre 2019